Les organisations paysannes et indiennes sont à la fois encouragées et consolidées par cette poussée démocratique. À l’image du fonds de soutien à des petits projets de développement créé en 1994 par Unitas (Union d’institutions pour le travail d’action sociale), elle-même fondée par l’Église catholique. Ce fonds de soutien tente de répondre aux besoins des communautés villageoises, très isolées dans les régions où l’État est absent, et d’affermir la société civile. Soixante-quinze projets sont soutenus chaque année de cette manière.
En alimentant le fonds, le Secours Catholique permet à une quinzaine de projets de prendre leur envol :
défense des ressources naturelles (terre, eau, bois, minéraux…) ;
mise en place d’accès à l’eau potable, de dispensaires, d’écoles…
travail d’anticipation pour mieux faire face aux inondations, incendies…
plaidoyer auprès des autorités régionales pour des politiques sociales venant enfin en aide aux laissés-pour-compte de l’agriculture.
« Suer » pour leur famille plutôt que pour les propriétaires terriens
À Tarija, au sud de la Bolivie, deux « boulangeries populaires » sont nées à partir du projet. Vingt chômeuses sont devenues boulangères et…écologistes : elles vendent aux habitants des différents quartiers de la ville, entre autres, un pain cuit dans des fours à gaz pour éviter l’abattage des arbres. « Notre satisfaction, disent-elles, c’est que ce travail contribuera au bien-être de nos familles, et pas seulement à enrichir les propriétaires des "haciendas" [grandes fermes en Amérique du Sud] où nous sommes obligées de travailler. »

- Crédit : Unitas








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