Pourtant, cette exploitation se renforce moyennant des décrets qui soulèvent des questions sur leur inconstitutionnalité et qui suscitent le mécontentement de la population locale. En effet, celle-ci ne fait pas l’objet de consultation préalable et ne bénéficie aucunement des gains obtenus, sa condition de vie demeurant ainsi dans le seuil de la pauvreté parfois caractérisée comme extrême.
Le Centre Amazonien d’Anthropologie et d’Application Pratique (CAAAP), institution de l’Eglise présente dans la région de l’Amazonie péruvienne depuis 1974, a pour mission principale d’accompagner les efforts que réalisent les populations indigènes pour être reconnues par des lois nationales et internationales, avec un respect de leur droit à la terre, à leurs organisations et à leur culture. Au vu des problématiques rencontrées dans la région et d’une augmentation considérable des conflits sociaux depuis 2008, le CAAAP mène un projet avec le soutien du SCCF afin de contribuer à la garantie du respect des droits fondamentaux des populations indigènes et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Pour cela, le CAAAP a mis en place un modèle de promotion humaine qui cherche à favoriser le renforcement des capacités et de la participation des populations indigènes aux processus de développement local, régional et national, dans l’objectif de les rendre acteurs de leur propre développement. Dans cette perspective, il favorise la mise en marche de processus de formation citoyenne qui stimulent leurs initiatives sociales, économiques et culturelles. En parallèle, et afin de garantir la mise en place de politiques publiques respectueuses des droits fondamentaux des populations indigènes, le CAAAP réalise des programmes de formations spécifiquement adressés aux instances de décision de la région (autorités publiques locales et régionales, et agents de justice).












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