La réponse humanitaire s’organise mais reste bien en deçà des besoins. Les contraintes logistiques persistent et le nombre de sinistrés ne cesse de grimper. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), plus de 18 millions de personnes ont été affectées par la catastrophe, dont 10 millions sont sans-abri.
Cette crise humanitaire de grande ampleur se conjugue à une situation politique complexe (guerre contre le terrorisme, nombreuses populations déplacées, conflit frontalier) et frappe une population déjà vulnérable. La situation sanitaire est préoccupante en raison notamment du manque d’accès à l’eau potable et des craintes de propagation de maladies telles que le choléra. De la même façon, cette crise risque d’aggraver la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes et allaitantes. Les effets de cette catastrophe sur le long terme sont ainsi redoutés. Dans un pays où une majorité de la population dépend de l’agriculture, la perte de récoltes et la destruction de 14% des terres agricoles laissent présager une dépendance de la population à l’aide alimentaire sur la longue durée. C’est « un tsunami au ralenti » a déclaré Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. Les conséquences dramatiques ne sont pas immédiates, mais seront visibles dans les prochains mois. La reconstruction se fera sur plusieurs années.
Le réseau Caritas poursuit sa mobilisation notamment au travers de Caritas Pakistan, Cordaid (Caritas néerlandaise), Trocaire (Caritas irlandaise), CRS (Caritas américaine) et Caritas Suisse. Un programme d’urgence regroupant les projets des différentes Caritas, d’un montant total de 10,5 millions d’euros, est en cours. Il bénéficie à 357 500 personnes.
Le Secours Catholique poursuit son engagement auprès de Caritas Pakistan mobilisé dans les diocèses de Multan, Quetta, Faisalabad, Rawalpindi / Islamabad et Hyderabad, dans les provinces du Baloutchistan et du Khyber Pakhtunkhwa ainsi que dans les provinces du Sind et du Pendjab.
Distribution alimentaire
Il y a un besoin urgent de denrées alimentaires. La plupart des ménages sinistrés ont perdu leur stock de nourriture. Ils n’ont pas les moyens d’en acheter et de nombreux marchés ont été détruits. Les faibles ressources s’épuisent vite compte tenu du regroupement des familles. Caritas Pakistan organisent des distributions de paniers de vivres dans les diocèses de Faisalabad, Hyderabad et Multan.
Distribution non alimentaire : kits d’abris et de première nécessité
De nombreuses habitations ont été détruites. Les familles ont tout perdu et ne possèdent que ce qu’elles ont sur le dos. Les produits de première nécessité sont désignés comme étant la priorité pour les familles interrogées.
Volet santé et nutrition
La plupart des districts touchés ont de faibles indicateurs en matière de santé. De nombreuses infrastructures sanitaires ont été détruites. On note de grands besoins en services de santé. A cela s’ajoutent des craintes concernant la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans. La crise humanitaire pourrait exacerber une situation nutritionnelle déjà fragile. Caritas Pakistan met en place des sites médicaux d’urgence, au nombre de 6 et d’une durée d’un jour chacun, gratuit, à destination de 8000 personnes. Le personnel médical (féminin et masculin) prendra en charge la prévention des épidémies et des maladies liées à l’eau.
Caritas Pakistan est un partenaire de longue date du Secours Catholique qui a déjà fait ses preuves en matière de gestion des programmes d’urgence, notamment dans le secteur du développement.







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