Face à l’ampleur de la catastrophe, le réseau Caritas se mobilise rapidement et lance un appel d’urgence de 10,5 millions d’euros dès le 11 août. Destiné à apporter une aide d’urgence aux sinistrés, cet appel a été financé à 100 % par le réseau. Distribution alimentaire, accès à l’eau potable, construction d’abris, assistance sanitaire et nutritionnelle ont ainsi pu les soulager un peu.
Le Secours Catholique a fait appel à la générosité de ses donateurs. Le million d’euros collecté lui a permis de soutenir le programme d’urgence de Caritas Pakistan à hauteur de 250 000 € et de poursuivre son engagement auprès de son partenaire durant la phase de réhabilitation.
Au sud du pays, dans la province du Sindh, la plus affectée par les inondations, de vastes étendues sont encore sous les eaux. Des milliers de personnes vivent toujours dans des camps ou des campements spontanés. Les personnes déplacées qui rentrent dans leur région d’origine n’y trouvent parfois plus rien ; maison détruite, cultures dévastées. Par ailleurs, la situation nutritionnelle y est alarmante ; on estime à 7 millions le nombre de personnes malnutries. C’est pourquoi le Secours Catholique a choisi de concentrer ses efforts dans le Sindh, autour de la thématique de la sécurité alimentaire, enjeu primordial de la réhabilitation.
Dans cette province, où l’agriculture est le secteur principal d’activités, le système des « hari » (ou métayers) prévaut. Des ménages travaillent une terre louée à un propriétaire terrien et partagent les récoltes avec ce dernier (de 50 à 75 % reviennent au propriétaire). Leurs maigres revenus ne suffisant pas à couvrir leurs besoins essentiels, ils s’endettent auprès du propriétaire et des vendeurs de semences. Les inondations ont accru l’endettement des ménages ; vulnérabilisés, ils n’ont plus assez d’argent pour acheter sur les marchés et vivent dans une situation d’insécurité alimentaire préoccupante.
Le Secours Catholique accompagne Caritas Pakistan Hyderabad dans le déroulement d’un programme qui contribuera à améliorer la sécurité alimentaire de 1 600 familles – 12 800 personnes environ – affectées par les inondations de l’été 2010. Bénéficieront de ce programme les personnes les plus démunies et vulnérables. 600 familles recevront des semences – riz au printemps et blé à l’automne – et 1 000 familles, n’ayant pas de terre cultivable, recevront 2 chèvres dont elles pourront, entre autres, vendre le lait.







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