
- Crédit : Bertrand Meunier/Secours Catholique
L’augmentation de leurs revenus passe par l’emploi de techniques agricoles moins coûteuses, plus productives et respectueuses de l’environnement. Sur l’ensemble du territoire, Caritas Pakistan tente d’améliorer la situation socio-économique de 40 000 familles rurales, soit 160 000 personnes au total.
Au programme, d’abord, des techniques culturales, d’élevage et d’arboriculture plus performantes :
formation professionnelle ;
promotion de l’agriculture organique ;
aménagement de canaux d’irrigation, reboisement…
Ensuite, un quotidien plus satisfaisant pour des familles depuis longtemps confrontées aux mêmes difficultés : accès à l’eau et réduction de la consommation de bois de feu, notamment. En outre, des stages seront organisés pour renforcer les capacités de gestion et d’innovation des agriculteurs.
Poêles économiques et filtres pour purifier l’eau
Nazia Khanum, une villageoise, a appris sous l’impulsion de Caritas à fabriquer des poêles à combustion économique. « Avant, j’utilisais des poêles pour cuisiner qui consommaient 10 kg de bois par jour, ce qui me coûtait environ 1,17 dollar. Aujourd’hui, après neuf mois d’emploi d’un poêle "économique", le changement est fabuleux : je ne consomme plus que 4,5 kg de bois par jour, pour un coût de 0,52 dollar seulement. En parallèle, la famille est beaucoup moins malade du fait de la fumée et économise aussi du temps. »
Meilleure santé, meilleure nutrition, dépenses mensuelles modérées : Gulnaz Joseph, une autre villageoise, mesure également l’impact du projet d’agriculture durable de Caritas à travers l’introduction de la culture biologique. « La formation "jardin potager" que j’ai suivie et celle sur la "culture bio" me permettent de cultiver moi-même des légumes "bio", grâce à la méthode de travail et aux connaissances acquises. »
Aslama Faqiria, lui, voit sa vie quotidienne améliorée par un autre volet du projet : l’accès à l’eau potable. Depuis que sa famille utilise des filtres pour purifier l’eau elle souffre beaucoup moins de maladies récurrentes comme les gastroentérites, diarrhées… L’agriculteur a initié des habitants aux vertus du filtre : ils observent à leur tour les mêmes conséquences positives sur leur santé.







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