
- Crédit : Reuters
Dans le district de Caracas, la capitale, et dans l’État voisin de Miranda, quelques jours après les inondations, Caritas Venezuela a donné à 10 000 habitants sinistrés des kits d’hygiène, de l’eau potable, des paniers de vivres, des matelas…
Leurs maisons étant envahies par les eaux, des familles ont dû se réfugier dans des abris : ces derniers, dont la capacité d’accueil a été dépassée, doivent maintenant être remis en état. Ils constituent l’un des chantiers de l’après-catastrophe de la Caritas. En parallèle, des médecins ont soigné des sans-abri et des psychologues se sont attaqué aux traumatismes dont souffrent certains d’entre eux.
De novembre 2010 à mars 2011, quelque 100 représentants des quartiers touchés se sont formés à l’évaluation des besoins et des dommages consécutifs à une telle catastrophe. Objectif : se faire les porte-parole des victimes en proposant aux autorités locales des projets répondant réellement à leurs attentes.
Le Secours Catholique a soutenu les deux volets de l’action de Caritas Venezuela – des mesures d’urgence et des moyens donnés aux populations pour mieux faire face en cas de catastrophe (on parle de la « capacité de résilience ») – en mobilisant l’Union européenne : le premier programme est totalement financé par ECHO (Office européen de l’aide humanitaire), le second partiellement, à hauteur de 81 %. L’action de notre partenaire relative à la résilience donnera du poids à cette « capacité » nouvelle dans 14 « communautés », soit 13 000 habitants, en favorisant la recherche de solutions pertinentes.
Des citoyens plus réactifs et plus autonomes
Depuis dix ans, Caritas Venezuela creuse son sillon en matière de gestion des risques liés à une catastrophe. Son expérience dans les quartiers – prévention, préparation et réponse à l’urgence, réhabilitation – fait d’elle un partenaire reconnu par la population et jugé crédible par l’État (elle coopère avec lui). Le Secours Catholique a soutenu, en 2009, son programme « risques », également financé par ECHO.
Une campagne de communication et de sensibilisation sur la gestion des risques est menée par les équipes de Caritas auprès des habitants de chaque « communauté ». Chacun prend ainsi conscience des risques existants et des solutions possibles pour les diminuer. Parallèlement, dans chaque « communauté », un comité de gestion des risques est créé : ses membres apprennent ainsi à bien réagir en cas d’urgence. Ces activités offrent aux habitants un savoir-faire utile pour faire face aux catastrophes naturelles, de plus en plus fréquentes au Venezuela.
L’implication des autorités de l’État de Miranda et du district de Caracas dans le projet est tout autant indispensable. Par le relais de la Caritas, le Secours Catholique les encourage à organiser des rencontres avec les universités et les « communautés » pour analyser la situation et prendre connaissance des initiatives « anti-risques » qui marchent.
Ce travail « main dans la main » des différentes couches de la société facilite la mise en place d’actions et d’objectifs communs pour réduire les conséquences des catastrophes naturelles. Lorsque des intempéries surviennent, les citoyens sont davantage conscients des enjeux, plus réactifs, beaucoup plus autonomes : ils savent comment réagir, vers qui se tourner…







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