
- Crédit : Jean-Yves Lescazes/Secours Catholique
Les dix centres ouverts dans le pays tentent l’impossible pour améliorer l’état de santé des enfants victimes de carences nutritionnelles (un sur dix n’atteint pas l’âge de 5 ans).
Quelque 1 000 femmes enceintes sont suivies, du 6e mois de grossesse au 6e mois du bébé, 7 500 enfants et 2 500 mères reçoivent des colis alimentaires (biscuits, viande, lentilles, huile, sel iodé) dont la qualité nutritionnelle est définie par des médecins nutritionnistes. Cette aide alimentaire s’accompagne d’un suivi sanitaire régulier.
Dans une optique préventive, 1 200 femmes se forment en santé et 2 400 enfants de 3 ans à 8 ans apprennent des rudiments d’éducation et d’hygiène. Le projet favorise ainsi la bonne entente entre communautés, amenées à dialoguer autour de centres d’intérêt communs (on compte plus de 60 % de musulmans et 35 % de chrétiens).
Le rôle des femmes renforcé
En outre, plus de 1 200 femmes suivent des ateliers de formation : couture, coiffure, artisanat, tricot, cuisine, informatique, lecture… Les mères les apprécient beaucoup. Fières de pouvoir utiliser un ordinateur, comme leur mari ou leurs enfants, elles demandent aux formateurs de leur enseigner des techniques innovantes.
Elles sont fières aussi d’être mieux à même d’aider leurs enfants à l’école du fait de leur travail au sein des ateliers de lecture et de pouvoir trouver plus facilement un emploi. Ce sas socioprofessionnel est un moyen de renforcer le rôle des femmes dans une société encore patriarcale.






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