Cette maison d’accueil protège ces hommes et ces femmes du trafic des êtres humains, lutte contre les discriminations sociales dont ils souffrent et leur fournit le cas échéant une aide au retour. Car, étant parfois en situation illégale, ils risquent l’emprisonnement et sont exposés à l’exploitation, particulièrement les femmes employées comme personnel de maison.
Le projet veut développer à l’intention des migrants l’accès aux services légaux, sociaux et médicaux, la formation professionnelle et l’accompagnement individuel, surtout pour les personnes incarcérées et/ou exploitées. Par ailleurs, dans leur pays d’origine, le centre informe les candidats potentiels au départ des risques de discriminations, des dangers liés à la clandestinité, et les informe sur les organismes sociaux auxquels ils pourront s’adresser une fois au Liban.

- Crédit : Matthieu Alexandre/Secours Catholique
L’impact du plaidoyer
Le centre offre actuellement une issue de secours à ces étrangers. Près de 3 000 ont régularisé leur situation administrative, 4 000 l’ont améliorée sur le plan social : 300 ont bénéficié d’une aide médicale et 500 d’un coup de pouce humanitaire. Plus de 500 d’entre eux, détenus de manière injustifiée, ont été libérés à la suite des pressions exercées auprès des autorités. Des travailleurs sociaux ont fourni une aide – juridique, médicale, psychologique… – aux personnes placées en centre de rétention. D’autres migrants ont pris connaissance de leurs droits et de leurs devoirs et ont participé à des stages de formation professionnelle.
Sur la question des étrangers, le plaidoyer conduit par le centre auprès des pouvoirs publics (demande d’amélioration de la législation relative à ce public, séminaires où des informations spécifiques sont données aux personnels de l’État) et son travail de conscientisation opéré à l’échelle nationale (campagne médiatique auprès des citoyens) ont un impact certain dans la société, estime Caritas.






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