« Monsieur le Président, faites de cette promesse une réalité », martèle, dix ans après, la carte-pétition envoyée au chef de l’État par la plate-forme française AMCP (Action mondiale contre la pauvreté – à laquelle appartiennent le Secours Catholique, le CCFD, Médecins du monde…) ! « La France et l’Europe devront présenter, lors du Sommet des Nations unies des 20-22 septembre prochains, un plan d’action ambitieux pour les cinq années à venir, afin d’atteindre les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ».
Il y a urgence. « Il faut que les droits à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, à un environnement sain… deviennent effectifs et que les habitants puissent s’en saisir », insiste l’AMCP. Les 189 États doivent les appliquer chez eux et financer leur mise en œuvre dans le monde. Des instruments ad hoc existent, comme l’Aide publique au développement (APD). Celle de la France piétine, de fait, au regard de ses engagements européens liés à la réalisation des OMD.
Paris doit jouer beaucoup plus collectif. D’un côté, moins se centrer sur les seuls intérêts stratégiques et commerciaux hexagonaux et davantage tenir compte des priorités et moyens d’action définis par les pays en développement. De l’autre, peser sur l’Union européenne pour dénicher des ressources nouvelles en proposant la mise en place de taxes sur les transactions financières (notamment une taxe sur les transactions de change).
La France doit également se placer aux avant-postes pour contribuer à attirer les plus démunis des pays en développement au cœur des débats internationaux et, avec ces États, leurs syndicats, associations, médias, collectivités locales, parlements… Cela, pour élaborer ensemble, Nord et Sud réunis, d’autres règles économiques, commerciales, financières, des stratégies politiques, des projets de développement…
- Retrouvez la pétition et le site de la campagne : www.omd2015.fr







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