Le rapport 2009-2010 de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) a été rendu public, jeudi 25 février, par sa présidente, Agnès de Fleurieu, en présence de Benoist Apparu, secrétaire d’Etat chargé du logement et de l’urbanisme et de Martin Hirsch, Haut commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives contre la pauvreté.
Les outils d’observation ont du mal à saisir les évolutions en temps réel. Les chiffres et les statistiques datent d’avant 2008. Toutefois le rapport mentionne les acteurs de terrain, les premiers à percevoir l’impact de la crise. Les associations se font l’écho depuis l’an dernier d’une augmentation inquiétante de l’exclusion.
En cause, la dégradation du marché du travail - les plus pauvres en sont les premières victimes (illettrisme, problèmes de transport et de logement) -, l’augmentation de la part logement dans le budget des ménages (plus du tiers) et le surendettement, qui a augmenté de 15%.
Martin Hirsch a souhaité que l’Union européenne se dote d’une politique volontariste pour combattre la pauvreté. « L’Europe a besoin d’objectifs précis, d’indicateurs réactifs et consolidés et un système d’alerte plus rapide que les chiffres qui parviennent avec deux ans de retard », a-t-il dit.
Les trois intervenants ont reconnu que les objectifs de mars 2000 fixés pour la première décennie du millénaire par la « stratégie de Lisbonne » n’avaient pas été atteints.










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