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En France, deux millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Le Secours Catholique est en contact chaque année avec plus de 600 000 enfants, par le biais de ses activités ou de l’accompagnement de leur famille. La famille reste le premier lieu de vie sociale et de lien social. Vivre en famille constitue l’une des clés de l’insertion.
L’accueil et le soutien des familles tiennent une place très importante, dans l’action des délégations. Outre le manque de ressources, la précarité qui affecte les familles trouve son origine dans le manque d’emploi, les mauvaises conditions de logement, les ruptures familiales, les difficultés liées aux modes de garde des enfants, la santé. En 2008, le Secours Catholique a accueilli 290 000 familles. Dans la dynamique Enfance-famille, lancée en 2007, les résultats de l’enquête auprès de 1 034 parents et 649 enfants ont fait apparaître trois types de familles accompagnées : des familles jeunes, avec des enfants en bas âge, aux conditions de vie très précaires ; des familles monoparentales, avec des enfants plutôt adolescents ; des familles nombreuses. Les délégations ont cherché à s’adapter au mieux à leurs besoins et à leurs attentes.
Familles
Le Secours Catholique soutient, par l’accompagnement de ses bénévoles, tous les projets qui renforcent les liens familiaux et la fonction parentale. Cela passe par la prise en compte des besoins de base des familles, l’appui des personnes dans leurs démarches administratives et d’insertion, le soutien dans la durée des projets des familles, la création de lieux d’écoute et de dialogue et aussi, le soutien à des projets de vacances. Cet accompagnement peut également s’opérer dans le cadre de rassemblements ou de groupes qui permettent de mieux appréhender les difficultés familiales.
Le nombre de familles monoparentales rencontrées par le Secours Catholique représente le tiers des personnes accueillies, une proportion 3,4 fois plus élevée qu’au sein de la population française (9 %). Ce sont pour la plupart des femmes qui en ont la charge. Leurs ressources sont particulièrement faibles. 60,4 % d’entre elles ne vivent que de transferts sociaux.
Et si les enfants favorisent le lien social et une aide accrue des services sociaux, ils pèsent également lourdement sur l’activité professionnelle des femmes. Faute de prise en charge, leur garde reste un frein majeur à la reprise d’un emploi ou d’une formation pour les femmes seules en difficulté. Et en particulier les femmes seules.
L’accès aux vacances et aux loisirs est un des moyens de favoriser les évolutions personnelles ou familiales. Cela permet aux familles de quitter leur environnement, de favoriser des rencontres avec d’autres, d’organiser des projets, de reprendre confiance en soi. Cette activité est en développement au Secours Catholique : plus de 1 000 familles sont parties en vacances individuelles et collectives et ce grâce à la dotation de 450 000 euros de l’Agence nationale pour les chèques-vacances, dont bénéficie le Secours Catholique. De même, près de 7 500 personnes (familles ou personnes isolées) ont pu prendre des temps de loisirs.
Dans ce même esprit, 2 500 familles d’accueil permettent à 3 000 enfants de vivre un temps de vacances chaque été dans le cadre de l’Accueil familial de vacances. Des familles prennent, en effet, trois semaines de leurs vacances, pour accueillir un enfant et partager avec lui ce temps de détente familial. Rencontre mutuelle et partage, découvertes nouvelles pour chacun, sont les richesses de cette action. Les liens créés au fil des années durent parfois très longtemps.
Autre action auprès des enfants : l’accompagnement scolaire
Près de 7 000 enfants bénéficient d’un accompagnement scolaire par des bénévoles du Secours Catholique avec ses spécificités. Un premier objectif est la restauration de la confiance de l’enfant, y compris par des jeux ou des actions qui ne sont pas scolaires, mais également l’accompagnement des parents dans leur présence auprès de l’enfant et à l’école.
D’autres actions existent selon les délégations, comme des ateliers du mercredi, des sorties, des camps pour enfants ou adolescents, et aussi l’accompagnement ponctuel d’un enfant par un parrain ou une marraine. Les délégations essaient de répondre ainsi aux besoins de familles et de leurs enfants.