Sur l’ensemble des 110 équipes qui ont répondu aux deux enquêtes d’octobre et décembre 2011, le nombre de personnes accueillies a diminué de 3,7 %.
Le mois de décembre marque une stabilisation après le pic d’avril 2011
En moyenne annuelle, le baromètre montre une diminution des accueils en 2010, que le bilan des situations a confirmée, avec une ampleur moindre. Le baromètre de l’année 2011 montre au contraire une sensible augmentation du nombre d’accueillis surtout au cours du premier trimestre.
La proportion de situations venant pour la première fois depuis le début de l’année reste du même ordre que les mois précédents : 25 %
Demandes les plus fréquentes
L’alimentation et l’écoute restent les demandes les plus fréquentes.
Les demandes d’aide pour les factures d’énergie, qui avaient déjà progressé en octobre, sont encore plus fréquentes en décembre.
Demandes nouvelles
Les demandes nouvelles sont de natures très diverses.
Plusieurs concernent les étrangers : aide juridique, timbre fiscal de l’AME et voyage pour aller retirer la carte.
D’autres concernent des frais liés aux enfants et aux jeunes : crèche, transports scolaires, repas sur le lieu de stage, aide pour un séjour linguistique ou pour une classe de neige.
D’autres encore concernent des frais de santé (femmes à la rue, étrangers).
État d’esprit des accueillants
Le moral des accueillants se dégrade encore
Jamais l’inquiétude n’a été si marquée depuis le début de l’enquête. La relative stabilité des accueils ne fait pas le poids devant les perspectives de dégradation de la conjoncture économique, le manque d’emploi et l’augmentation des prix.
Anticipations des accueillants
Les anticipations des accueillants restent mauvaises
Personne ne croit à une diminution des sollicitations. Sept bénévoles sur dix pensent que celles-ci vont augmenter et trois sur dix qu’elles vont se stabiliser.
- Remarque
Pour une bonne lecture de cette courbe : les bénévoles, en moyenne, anticipent toujours une augmentation car l’indice moyen est positif. Cette augmentation attendue est plus ou moins forte. Une diminution de l’indice signifie que moins d’accueillants s’attendent à une augmentation.
Publics particulièrement touchés ou difficultés particulières
Publics
Les plus souvent citées en décembre sont les jeunes, qui passent juste devant les familles monoparentales. Viennent ensuite les étrangers, le plus souvent en difficultés administratives, puis les personnes âgées et retraitées, enfin les personnes en recherche d’emploi et les travailleurs pauvres.
La difficulté la plus souvent mentionnée, de loin, est la facture énergétique. Les difficultés de logement et d’hébergement viennent ensuite.
Confiance dans les dispositifs publics
La confiance dans les dispositifs publics reste faible
Le moral des accueillis en chute
Jamais depuis le début de cette enquête le moral des accueillis n’a été ressenti si bas par les accueillants. Le point le plus bas datait d’octobre 2010 (-7,2), il est dépassé en décembre 2011 où, en particulier, la part de ceux qui expriment découragement et renoncement n’a jamais été si élevée.
« Ils sont presque tous dans l’attente sans trop s’impliquer. Peu se battent vraiment. »
Le RSA
« Les personnes accueillies parlent-elles du RSA, si oui qu’en disent-elles ? »
Les deux tiers des bénévoles interrogés disent qu’on ne parle pas du RSA dans les accueils. Là où les personnes en parlent, le plus souvent, c’est pour dire que c’est insuffisant pour vivre. Les autres remarques sont plutôt négatives : c’est compliqué, irrégulier, imprévisible, long à obtenir. « Les personnes sont démotivées pour accepter les missions intérimaires qui engendrent des indus et des erreurs dans le calcul du RSA. »
Quant aux remarques positives, elles sont mitigées : c’est peu mais ça les aide.








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