Sur l’ensemble des 52 équipes qui ont répondu aux deux enquêtes d’août et d’octobre 2011, le nombre de personnes accueillies a augmenté de 15,5 %.
- Remarque
Le mois d’août est un mois de fermeture pour beaucoup d’équipes, elles ne sont donc pas très nombreuses à répondre. Si l’on omet le mois d’août et qu’on rapproche les mois de juin et octobre, le nombre de répondants est de 105 et l’augmentation de 12,0 % : c’est ce qui est représenté à l’extrémité droite des courbes en pointillés.
Après une diminution en juin et août, les accueils repartent à la hausse de façon marquée et le maximum d’avril 2011 n’est pas loin d’être atteint.
La proportion de situations venant pour la première fois depuis le début de l’année reste au même niveau : 27,5 %.
Demandes les plus fréquentes
L’alimentation et l’écoute restent les demandes les plus fréquentes. On note une forte progression des demandes d’aide au paiement des factures d’énergie. Avec la rentrée et l’approche de l’hiver, la demande de vêtements se fait aussi plus importante.
Demandes nouvelles : Parmi les demandes nouvelles, plusieurs concernent les frais d’accès à l’AME et les soins de santé non remboursés. Quelques-unes sont liées à la rentrée scolaire : fournitures scolaires, transport scolaire, cantine.
État d’esprit des accueillants
Le moral des accueillants retombe à son plus bas niveau
Depuis décembre 2009, l’inquiétude n’a jamais été aussi présente chez les accueillants. Ceux qui gardent confiance le font parce que, comme le dit l’un d’eux, « l’optimisme est un devoir ».
Le moral des accueillants s’améliore encore un peu. Le plus grand nombre est inquiet de l’avenir, mais un nombre un peu plus grand qu’en juin se déclare confiant. Cette amélioration relative ne doit pas masquer que le moral des accueillants est globalement bas et que les sentiments négatifs prédominent largement.
Anticipations des accueillants
Les anticipations des accueillants se détériorent nettement
Les trois quarts des bénévoles interrogés s’attendent à une augmentation des sollicitations dans les mois qui viennent, un quart à une stabilité. Presque personne ne croit à une diminution, ce qui est le cas depuis le début de l’enquête.
- Remarque
Pour une bonne lecture de cette courbe : les bénévoles, en moyenne, anticipent toujours une augmentation, car l’indice moyen est positif. Cette augmentation attendue est plus ou moins forte. Une diminution de l’indice signifie que moins d’accueillants s’attendent à une augmentation. Plus le niveau est élevé, plus les bénévoles s’attendent à une augmentation du nombre de personnes accueillies.
Publics particulièrement touchés ou difficultés particulières
Sans grand changement.
Publics :
Les plus souvent cités restent les familles monoparentales
Viennent ensuite les étrangers, le plus souvent en difficultés administratives
Puis les jeunes
Et enfin les personnes âgées et retraitées
Difficultés particulières :
Prix de l’énergie
Faibles salaires, faibles retraites, faibles revenus, surendettement
Recherche d’emploi, chômage, précarité des emplois
Accès au logement
Frais de santé
Confiance dans les dispositifs publics
La confiance dans les dispositifs publics reste faible
« Pour améliorer la situation des personnes que vous rencontrez, vous faites :
plutôt confiance ; plutôt pas confiance ; pas du tout confiance
aux dispositifs publics ? »
Un indicateur moyen est calculé pondérant le pourcentage de chaque modalité par un coefficient (respectivement 100, 0 et -100).
La situation est pratiquement la même qu’en août. Un accueillant sur six n’a pas du tout confiance dans les dispositifs publics. « Il faut bien faire confiance aux dispositifs publics », dit une accueillante sans enthousiasme…
État d’esprit des accueillis perçu par les accueillants
Peu de différence là encore par rapport au mois d’août. Très dégradé en décembre 2010, l’état d’esprit des personnes accueillies oscille depuis sans véritable tendance et reste bas. Les bénévoles ont parfois du mal à donner une impression générale car ils rencontrent à la fois des personnes mobilisées et des personnes désespérées, mais l’évolution d’ensemble est bien une détérioration depuis le début de 2009 et un niveau moyen faible depuis l’été 2010.
« Ils sont presque tous dans l’attente sans trop s’impliquer. Peu se battent vraiment. »
Le RSA
« Les personnes accueillies parlent-elles du RSA, si oui qu’en disent-elles ? »
Les deux tiers des bénévoles interrogés disent qu’on ne parle pas du RSA dans les accueils. Là où les personnes en parlent, le plus souvent, c’est pour dire que c’est insuffisant pour vivre. Les autres remarques sont plutôt négatives : c’est incompréhensible, compliqué, irrégulier, imprévisible, long à obtenir. Quant aux remarques positives, elles sont mitigées : « c’est mieux que rien », « ça les aide quand elles ont un petit travail », « ça comble un trou dans leur budget ».
« Les seules personnes qui en parlent sont celles qui ne l’ont pas encore ou à qui on vient de le supprimer pour une raison quelconque. Les autres font avec cette modique allocation puis reviennent nous voir lorsque la somme est épuisée. »










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