Alors que le président de la République a déclaré que « personne ne doit être contraint de vivre à la rue », alors que M. François Fillon, Premier ministre, réaffirmait dans sa lettre aux Préfets du 6 décembre 2010, la légalité du principe d’inconditionnalité de l’accueil dans les centres d’hébergement d’urgence, remis en question à plusieurs reprises depuis quelques mois, je ne comprends pas que des enfants, des femmes et des hommes dorment encore sur nos trottoirs, à la fin de l’année 2010.
Certaines personnes, durant l’hiver, sont mises à l’abri de novembre à mars, parmi des dizaines d’autres, hébergées dans un lieu inadapté, sans hygiène ni sécurité. Mais ce temps de pause prend souvent fin pour elles autour du 31 mars, période de retour à la rue d’une dizaine de milliers de personnes.
Je suis indigné(e) et demande que cette situation inacceptable cesse.
Le 2 août 2010, M. Benoist Apparu, secrétaire d’État au Logement, promettait aux associations du Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées, de rendre lisibles les budgets 2011. Je constate cependant qu’une nouvelle fois, le budget 2011 de la veille sociale est sous-doté et ne suffira pas à assurer les missions de base des associations et des services de l’État qui rencontrent, accueillent et hébergent les personnes à la rue. Cette fragilisation des institutions et des associations mobilisées me paraît dangereuse pour la cohésion sociale de notre pays. Une société ne peut aller bien que si elle prend soin des plus fragiles de ses membres.
Je vous demande donc, Monsieur le Délégué général, comme représentant de l’État, d’agir résolument en faveur du logement pour tous, et en attendant que cela devienne une réalité, de créer des places d’hébergement dignes et pérennes pour toute personne en situation de rue dans notre pays.
Le Secours Catholique vous remercie de votre engagement citoyen.
5412 signatures ont été recueillies sur cette pages
Elles sont transmises au Délégué Général pour la coordination des politiques de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans abri ou mal-logées.









