Après la cité Notre-Dame à Paris, qui succède aux tentes d’urgence de l’hiver 1954, la cité Saint-Pierre à Lourdes est ouverte en 1956 pour accueillir les pèlerins démunis. L’impulsion est donnée, les fondations se multiplieront au fil des décennies. En 1958 est lancée la première campagne des « Kilomètres de soleil ». En 1961 naissent les microréalisations, petites actions de développement en direction du tiers-monde. En 1962, le Secours Catholique est reconnu d’utilité publique. La Maison d’Abraham à Jérusalem ouvre ses portes en 1964.
1956 : ouverture de la cité Saint-Pierre à Lourdes
1957 : création de la cité d’urgence Saint-Louis à Marseille pour les rapatriés d’Afrique du Nord
1958 : première campagne des « Kilomètres de soleil »
1959 : ouverture de la cité d’urgence Jean XXIII à Tananarive
1961 : naissance des microréalisations
1962 : le Secours Catholique est reconnu d’utilité publique
1964 : ouverture de la Maison d’Abraham à Jérusalem
1965 : premier rassemblement national des jeunes du Secours Catholique
Après le temps des campagnes vient celui des cités. En ouvrant la cité Myriam à Montreuil, le Secours Catholique pose un signe fort qui a valeur d’exemple. À l’appel de Mgr Théas, évêque de Lourdes, est bâtie la cité Saint-Pierre, afin d’accueillir les pèlerins les plus démunis. Elle ouvre ses portes le 22 avril 1956, et son inauguration solennelle marque le 10e anniversaire du Secours Catholique, le 8 septembre 1956, dix ans jour pour jour après le « pèlerinage du retour ».
Cette décennie est également marquée par des campagnes destinées à sensibiliser les plus jeunes à la charité. L’opération « 20 F de soleil », qui deviendra « Kilomètres de soleil », invite les 7-11 ans à partager pour aider les enfants de leur âge privés de vacances. Ce souci de la jeunesse est couronné en 1962 par la création du Service Jeunes, qui prendra ensuite le nom de SOS Jeunes.
En 1961, le Secours Catholique se penche sur la question du développement du tiers-monde et crée les microréalisations. Ces petites actions concrètes dépassent la notion d’urgence pour s’inscrire dans la durée. Plus de 5 000 microréalisations sont mises en œuvre en cinq ans.



