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| Fatoumata, une jeune fille décidée |
mise en ligne : 09-03-2005
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Fatoumata a 11 ans. Depuis six ans, elle passe ses vacances en Aveyron dans le cadre de l’Accueil familial de vacances. Après le tsunami survenu en Asie le 26 décembre 2004, Fatoumata a demandé à sa maîtresse de CM2 d’organiser une minute de silence dans la classe, en mémoire des victimes. Requête satisfaite. La fillette à la voix fluette, à l’attitude sérieuse, a envie de parler du raz-de-marée, notamment par le biais des informations qu’elle a suivies à la télévision. « Sumatra, la plus grande des îles indonésiennes, a été très touchée », commente-t-elle avec gravité. Elle raconte le cours de sciences durant lequel l’institutrice a expliqué le séisme en précisant « comment des plaques tectoniques se sont cognées au fond de la mer ».
Chaque matin, depuis le début de l’année, en allant chercher le pain pour sa famille, Fatoumata glisse 1 ou 2 euros dans l’urne “Solidarité Asie” posée sur le comptoir à la boulangerie. À cet effet, elle brise sa tirelire et persuade son papa ou sa maman d’ouvrir leur porte-monnaie. Fatoumata est prête à s’investir davantage dans le don financier, matériel, relationnel… « Pourquoi pas des vêtements ? Pourquoi pas une lettre d’amitié à un enfant sri lankais sinistré ? », s’interroge-t-elle, saisissant après quelques secondes d’hésitation la perche tendue par un adulte. « Mais comment faire ?, s’inquiète-t-elle auprès de son interlocuteur. À qui s’adresser ? » À la question : « Quel est l’enjeu du combat pour la survie engagé par la population indonésienne, sri lankaise… frappée par la terrible vague, en lien avec les ONG ? », elle répond sans hésiter : « Reconstruire des vies, c’est-à-dire des familles. » |
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