Stéphane a délaissé son emploi à l’université pour vivre autrement son engagement chrétien. Une pause dont profite la délégation du Secours Catholique du Tarn qui s’est ainsi attaché les talents d’un bénévole passionné. À 29 ans, Stéphane a choisi de faire une pause dans sa vie professionnelle et de laisser de côté l’enseignement universitaire. Dans le Tarn, ce jeune père de famille met son enthousiasme et sa disponibilité de temps et d’esprit au service des activités de la délégation du Secours Catholique. Un engagement en famille, puisque sa compagne et sa petite fille participent également au repas partage et à certaines activités du groupe “jeunes” dont il est le bénévole responsable. «Je vivais ma foi de manière beaucoup plus intellectuelle, beaucoup plus par la prière, explique Stéphane. Mais je me suis rendu compte que j’avais ce besoin de mettre ces paroles en pratique. Cette image du Christ, pauvre parmi les pauvres, me touche beaucoup. C’est un chemin, un chemin qui n’est pas facile… mais pour notre foyer chrétien, c’est une exigence de vie : être à l’écoute.» Et dans cet engagement, Stéphane s’investit sans compter. Repas partage, donc, avec quelques personnes abîmées par la vie et les galères, mais qui reprennent espoir, qui se mettent elles aussi “en route”. «Il y a des gens qui font des chemins énormes. Par exemple Alain qui au début venait, ne faisait rien et attendait qu’on le serve. Aujourd’hui, il est devenu acteur. Pour moi, c’est un cadeau, car c’est vraiment ce que nous voulons faire. Un lieu où les personnes en difficulté peuvent se sentir bien, être reconnues et agir.» Diplômé en droit, l’université entre parenthèses, il voudrait désormais trouver un emploi qui lui permette de conjuguer cet engagement au sein de la société avec sa pratique professionnelle, car il a découvert que c’était pour lui «un élément d’équilibre dans [sa] vie». Un engagement qui aurait pu se faire dans une autre structure associative, reconnaît-il, mais «cela a du sens, dans [son] engagement de chrétien, d’être au Secours Catholique plutôt qu’ailleurs». Il participe aussi à l’équipe de football solidaire qui s’entraîne chaque samedi matin pour être fin prête pour le tournoi organisé en mai par la délégation de Toulon. Et il continue ainsi à s’investir dans la rencontre, dans l’«exigence de vérité», dans le fait de «vivre avec ces personnes quelque chose de fort, qui relève du cœur, du donner et du recevoir».
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