Balkans : après les inondations, faire face à l’urgence

Publié le 28/05/2014
Balkans
 

Alors que les Balkans ont connu les pires inondations enregistrées depuis 120 ans, les Caritas locales ont lancé des programmes pour faire face à l’urgence sanitaire et sociale.

59 morts et plus d’1,6 million de personnes affectées. C’est le lourd bilan des inondations que les pluies torrentielles ont provoquées, principalement en Bosnie et en Serbie.

Plus d’une semaine après ce déluge meurtrier, les Balkans restent en état d’alerte et la situation humanitaire est préoccupante. Destructions de nombreuses maisons, routes coupées, villes encore submergées… Les dégâts sont immenses. 150 000 personnes ont été déplacées, dont 100 000 en Bosnie – le pire exode dans ce pays depuis la guerre de 1992-1995.

Le spectre de la guerre, justement, a refait surface : les crues et les glissements de terrain ont déplacé les 120 000 mines antipersonnel toujours enfouies dans les sols bosniens, et les panneaux indiquant l’emplacement des mines ont été emportés par les eaux. Impossible donc de connaître les zones à risque.

Les Balkans redoutent également la propagation de maladies infectieuses. Les cadavres de dizaines de tonnes d’animaux noyés, notamment les vaches, porcs et moutons, se décomposent en effet rapidement, en raison de la montée des températures dans la région.

Répondre à l’urgence

Pour faire face aux besoins, deux programmes d’une durée de deux mois ont été lancés par les Caritas sur place, soutenus financièrement par plusieurs partenaires européens dont le Secours Catholique-Caritas France. En Bosnie, une aide alimentaire, des kits d’hygiène et de l’eau potable sont distribués à près de 6 000 familles délogées par les inondations. Par ailleurs, un soutien au relogement est également mis en place, via le nettoyage et la désinfection des maisons.

En Serbie, un programme d’urgence est en cours auprès de plus de 5 000 familles. Du fourrage et des graines pour le bétail et les volailles – seules sources de revenus pour de nombreuses personnes – sont aussi distribués.

Impact économique

D’après les premières estimations, le coût de cette catastrophe atteint plus d’un milliard d’euros en Serbie, et des centaines de millions d’euros en Bosnie Herzégovine.

La Bosnie, en particulier, est un petit pays essentiellement rural, dont la majeure partie de la population dépend de l’agriculture. Dans ce pays parmi les plus pauvres de l’ex-Yougoslavie, le Secours Catholique soutient plusieurs programmes dont un Observatoire des pauvretés mis en place par Caritas, afin de mieux connaître et de rendre visibles les problématiques sociales de la société bosnienne.

Fort de ces liens déjà noués avec la Bosnie, le Secours Catholique s’engagera dans l’importante phase de réhabilitation qui suivra les actions d’urgence menées en ce moment.

Pour soutenir l’action des Caritas sur place, vous pouvez envoyer vos dons par chèque au Secours Catholique, avec la mention "inondations Balkans" :
Secours Catholique
BP 455
75327 PARIS Cedex 07

Marina Bellot
© Caritas Internationalis
Caritas Jerusalem en soutien à Gaza
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