Inde : une association aux petits soins des familles du bidonville de Bawana

Publié le 18/07/2012
Bawana
 

À 40 km de New Dehli, Chetanalaya (service social de l’archidiocèse de Delhi) s’engage aux côtés de familles en péril (chômage, malnutrition, drogue, prostitution...) dans le bidonville de Bawana dans lequel vivent près de 65 000 personnes. En 2015, le projet entre dans sa dernière année d’activité ; l’occasion de dresser un premier bilan.

Collecte des déchets et emplois

Le système de ramassage des déchets s’est développé : 4 rickshaws sillonnent plusieurs quartiers de Bawana, permettant de créer des emplois et d’améliorer la qualité de vie de chacun. Sensibilisés à l’importance de l’hygiène, les habitants apportent une contribution financière pour laquelle ils obtiennent un reçu. Les comités de quartier, qui se réunissent régulièrement, se sont bien approprié cette activité et veillent au bon fonctionnement du service.

Opérations chirurgicales prises en charge

Sur le plan de la santé, des médecins ont reçu en consultations 472 personnes qu’ils ont orientées vers des spécialistes. Ils ont diagnostiqué, à de nombreuses reprises, des problèmes optiques : 22 des "patients" étaient atteints de la cataracte et la moitié d’entre eux avaient déjà été opérés gratuitement aux dernières nouvelles. Par ailleurs, une campagne d’informations a mis l’accent sur le caractère impératif de se faire vacciner contre les hépatites A et B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Soutien aux jeunes et aux femmes

Les jeunes participent à des formations professionnelles spécifiques et des programmes de cours ont été formalisés. Les enfants bénéficient eux de classe de soutien scolaire en fin de journée. La fréquentation de ces classes est fluctuante, et Chetanalaya cherche à présent à améliorer leur organisation (en formant par exemple les groupes d’enfants selon certains critères) pour optimiser l’accueil des élèves parfois nombreux. Les groupes d’entraide mutuelle de femmes proposent des micro-crédits à leurs membres. Les remboursement fonctionnement globalement bien, et les femmes qui assurent la gestion bénéficient de l’appui de l’équipe du projet dès qu’elles le souhaitent.

La problématique de la qualité de l’eau

Chetanalaya est désormais préoccupée par la question de l’amélioration de la qualité de l’eau de consommation. Un projet de construction d’une petite unité centrale de purification a été avorté, car les autorités locales ont interdit les forages dans la zone de Bawana. Actuellement, Chetanalaya essaie d’obtenir un accord pour l’utilisation des sources d’eau existantes, mais les autorités restent, pour l’instant, muettes.

Écolière Haïtienne souriante dans sa classe
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