Journées nationales d’études de Lourdes : « S’enrichir de l’expérience des partenaires internationaux »

Publié le 18/06/2014
Lourdes
 

Lundi 16 juin s’ouvraient les Journées nationales d’études de Lourdes. Pendant 4 jours, bénévoles, salariés et personnes en précarité accueillies par le Secours Catholique se rassemblent pour réfléchir aux grandes orientations de l’association. Des représentants des partenaires internationaux participent également à ces rencontres pour éclairer les échanges de leur expérience nationale.

Anat Bracha-Levy est israélienne, elle est venue avec sa collègue palestinienne Mona Arok. Toutes deux sont membres de Mahapach-Taghir, littéralement “le changement, la révolution” en hébreux et en arabe. Leur association, qui milite pour le changement social et le rapprochement entre les populations en Terre sainte, est partenaire du Secours Catholique. C’est à ce titre que les deux femmes participent aux Journées nationales d’études de Lourdes (JNEL).

Comme n’importe quels autres participants, elles se sont retrouvées en fraternités, des petits groupes d’une dizaine de personnes, afin de réfléchir sur la grande thématique de cette session : associer les plus démunis dans les instances de réflexion et décision du Secours Catholique. « Nous sommes fières d’avoir pu participer à ces moments de réflexion, et d’avoir pu donner nos idées », confie Anat Bracha-Levy. Mona retiendra quant à elle « l’humilité et la modestie qui se ressent ici. On est un parmi les autres, sans différence de statuts entre des dirigeants, des bénévoles ou des partenaires venus d’ailleurs. On est “brassés ensemble”, et cet échange est riche ! ».

S’appuyer sur l’expérience des partenaires étrangers

Un avis partagé par Lastenia Aparcana-Diaz. Cette Péruvienne fait partie de la Fédération de femmes de la ville d’Ica, une association soutenue par l’Institut Bartolomé de las Casas, partenaire du Secours Catholique. « C’est important que le Secours Catholique travaille sur l’implication des bénévoles et des personnes accueillies, dans cette idée de donner et de recevoir. »

Le Secours Catholique et ses partenaires sont tous en train de converger vers cette association des plus précaires. « Cette idée est très intéressante, nous sommes aussi en train de la mettre en place. Nous aussi en Italie, nous sommes conscients de la nécessité de cette participation de tous », explique Davide Schiavon. Le directeur de Caritas Trévise en Italie est venu notamment parler son expérience d’accueil des migrants et de leur engagement au sein de son association.

Un processus de longue haleine

S’appuyer sur les expériences étrangères, c’est bien là tout l’enjeu de la participation des partenaires internationaux à ces journées. Certains d’entre eux sont en effet plus avancés sur le processus d’association des plus démunis. Yacouba Tanolia est le chef de projet urbain de Caritas Mauritanie. Il est heureux d’avoir pu partager les actions déjà entreprises dans son pays. « Nous avons parlé par exemple de l’aide matérielle. En Mauritanie, nous avons dépassé ce stade. Aujourd’hui, les personnes que nous soutenons participent financièrement – à leur niveau – et prennent les décisions avec nous. » Avec un objectif : faire prendre conscience aux populations concernées du rôle qu’elles doivent jouer. « Ça fonctionne très bien chez nous, ça peut marcher chez vous ! » Juste une question de patience et d’abnégation selon lui.

Gautier Demouveaux
Crédits photos: ©Gautier Demouveaux/Secours Catholique
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