Les propositions du Secours Catholique

Publié le 06/11/2013
 

Le rapport statistique que publie cette année le Secours Catholique porte essentiellement sur les difficultés que rencontrent près de 5 millions de Français pour trouver un travail qui leur permette de vivre dignement.

Chaque mois sont publiés des chiffres du chômage qui montrent la gravité de cette situation. Au chiffre habituellement fourni de plus de 3 millions de personnes n’ayant aucun travail, il faut ajouter près de 2 millions d’individus qui ont un travail ne leur permettant pas de sortir de la grande pauvreté, car leur salaire est faible et leur nombre d’heures de travail limité.

Il faut rappeler que le fait d’être privé d’emploi conduit à des situations personnelles extrêmement difficiles : on ne compte plus les couples qui se séparent à la suite de la perte d’emploi de l’un ou de l’autre. Car le fait d’être sans travail est aujourd’hui considéré trop souvent par la société comme une absence de volonté de trouver un emploi. Or nous savons que cela est faux.

Le chômage tue la vie familiale et la vie personnelle

Nous constatons tous les jours dans nos accueils combien cela conduit à la perte de confiance en soi, à la disparition progressive des liens sociaux, à la marginalisation, en commençant par sa propre famille : son conjoint, ses enfants…

Le chômage tue la vie familiale et la vie personnelle. Il rompt les liens que l’on avait avec le reste de la société, en donnant le sentiment que soudain nous ne sommes plus capable de donner à la société ce qu’elle nous a apporté. Or, comme le dit le message final de Diaconia, « Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager ». Le chômeur n’attend pas qu’on lui fasse la charité de lui donner quand même de quoi subvenir à ses besoins élémentaires.

Il faut trouver les moyens, comme nous le proposons dans les conclusions du rapport statistique, de développer tous les systèmes permettant aux personnes d’être en activité, qu’il s’agisse de l’insertion par l’activité économique, des contrats de génération, des différentes formes de contrats aidés ou des contrats d’avenir. Il faut que le jeune puisse trouver sur son chemin une mission locale de l’emploi, afin d’accroître le nombre de personnes qui, grâce à l’activité qu’elles mènent, vont pouvoir sortir non seulement de la précarité matérielle mais plus largement de la précarité sociale. Car c’est la précarité qui tue la vie sociale.

 

 

François Soulage
Crédits photos: © Elodie Perriot/Secours Catholique
Jeune homme réparant un ordinateur
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