Pakistan : des moyens de subsistance pour 31500 personnes

Publié le 06/08/2012
Pakistan
 

Les terribles inondations de l’été 2010, suivies en 2011 de fortes pluies de mousson ont provoqué dans la province du Sindh une nouvelle catastrophe dans la vie de 5 millions d’habitants. Pour les plus démunis, il s’agit de limiter les conséquences de ces désastres récurrents en mobilisant de nouveaux moyens.

Dans le nord de la province, Catholic Relief Services (CRS), la Caritas américaine, présente au Pakistan depuis 1954, travaille en ce sens avec une organisation locale, Goth Seengar Foundation (GSF), bien implantée dans les districts de Jacobabab et Kashmore. C’est ici que vient de débuter sous leur égide, ce 1er août, un projet visant 31 500 personnes : d’une part des hommes et des femmes qui, malgré le réel impact du précédent programme financé par le Secours Catholique, ne sont pas complètement parvenus à relancer leur agriculture, leur élevage, d’autre part des familles privées depuis la sortie de la phase d’urgence de tout soutien, qu’il soit gouvernemental ou non gouvernemental.

Taux de malnutrition supérieur au seuil d’urgence

Une centaine de villages participent au projet jusqu’au 31 juillet 2013. Leurs habitants ont perdu, avec la dernière catastrophe, ce qui leur permettait de survivre et de se procurer quelques revenus : cultures, outils, semences, transformation et vente de produits agricoles, commerce, artisanat. « Les taux de malnutrition dépassant le seuil d’urgence dans la province, il fallait leur proposer, sans tarder, des moyens pour assurer leur subsistance », affirme CRS.

Réhabiliter les infrastructures

Premier résultat attendu de ce travail : la réparation des équipements villageois endommagés par les inondations. Dans 85 % des villages bénéficiaires au moins, il est prévu de remettre en état une cinquantaine de ponts, ainsi que de petits systèmes d’irrigation, chemins, en associant la population aux choix des travaux à effectuer en priorité. Les différents groupes sociaux seront représentés dans des comités villageois. À terme, la remise en l’état de ces infrastructures doit contribuer au redémarrage de l’agriculture dans la région.

Diversifier les sources de revenus

Deuxième résultat attendu : offrir une variété de moyens de survie aux familles. Les foyers les plus touchés par les inondations reconstituent un élevage de chèvres. À cette fin, des femmes améliorent leurs connaissances des techniques de production du lait, de la nourriture pour ces animaux et de la santé vétérinaire. Les villageois apprennent à protéger leur cheptel des catastrophes. En outre, pour pratiquer le maraîchage toute l’année et non plus seulement le temps d’une saison, les agriculteurs, nouveaux outils et semences maraîchères en main [1], se forment. Les agricultrices sélectionnent les semences (tomates, gombos, oignons…) à planter et, avec leurs époux, étudient les valeurs nutritives de ces légumes [2].

Accroître les récoltes

Les participants au projet peaufinent également leurs compétences en gestion agricole. Ils « planchent » sur des sujets variés, comme l’importance de dénicher des moyens sûrs pour accroître les récoltes ou de stocker les semences. En juillet 2013, 8 couples de paysans sur 10 devraient appliquer les bonnes pratiques d’élevage apprises lors des formations.

Le Secours Catholique s’engage auprès de CRS et de GSF pour la totalité du projet : 404 000 euros.

Notes:

[1] Objectif : que 1 600 familles reçoivent ces nouveaux outils et semences maraîchères.

[2] Objectif : que 8 couples de professionnels sur 10 se lancent dans cette culture.

Yves Casalis
crédit : CI/Flickr
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