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Je me sens valorisée par la formation
Ep.20
Sandra

Ce début d’année 2021 a enfin permis à Sandra de démarrer son projet de formation, en commençant par une remise à niveau. La quarantenaire croise les doigts pour que sa vie professionnelle et celle de ses enfants se déroulent sans accroc dans les prochains mois.

« J’ai mes professeurs à la maison : Océane m’aide à faire mes devoirs de maths et Elias me dicte mes dictées », s’amuse Sandra, pas mécontente d’avoir renoué avec le monde professionnel, une première depuis son arrêt de travail en 2018 et son licenciement officiel l’été dernier. Depuis la mi-janvier, la Liesloise a intégré un dispositif en amont de la qualification (DAQ) avec l’Institut national de formation et d’application de Besançon. C’est Cap Emploi qui l’a orientée dans cette voie. Objectif : bénéficier d’une remise à niveau en français, en maths et en informatique, notamment pour pouvoir ensuite suivre une formation qualifiante de gestionnaire de paie, à l’automne si tout se passe bien. 

« Ça me plaît beaucoup, les formateurs nous réconfortent, ils ont des mots sympas. Et je reprends un rythme », explique Sandra. Covid oblige, la Liesloise travaille deux jours par semaine à la maison et trois jours “en présentiel” à Besançon. Elle loge alors chez sa maman. Une chance, souligne Sandra, « car je ne peux pas faire la route tous les jours avec mes problèmes de dos. Et puis il y a le couvre-feu à 18 heures ». Au cours de cette remise à niveau, Sandra a par exemple appris à présenter son CV sur Word : « Je ne connaissais pas ce logiciel. J’étais fière car j’ai réussi à me débrouiller toute seule. Les formateurs nous valorisent, ça fait du bien au moral », se félicite la quarantenaire.

Sandra bénéficie d’une remise à niveau en français, en maths et en informatique, notamment pour pouvoir ensuite suivre une formation qualifiante de gestionnaire de paie.

J’ai mes professeurs à la maison : Océane m’aide à faire mes devoirs de maths et Elias me dicte mes dictées.

Ce “DAQ” dure jusqu'en juillet et est entrecoupé de stages. Sandra a eu du mal à décrocher le premier, à effectuer en mars. « Beaucoup d’entreprises sont en télétravail. Tout ce qui est bureautique se fait à distance », se lamente-t-elle. Finalement, elle a décroché un stage de trois semaines dans une entreprise située à Montbéliard, à deux heures de route de chez elle. Heureusement, Sandra pourra une nouvelle fois être hébergée par un membre de sa famille, un oncle. « Je pense même à garer la voiture chez lui puis à prendre un bus afin d’ économiser les frais de parking », note-t-elle. Car Sandra doit encore tout calculer. Sa formation est financée par la Région et rémunérée. Mais fin février, Sandra n’avait toujours rien vu venir sur son compte en banque. « En juillet, j’espère réussir mes tests pour démarrer ma formation qualifiante à l’automne, et ensuite trouver un emploi début 2022. C’est le planning idéal », estime-t-elle.

Sandra s’inquiète également de l’avenir professionnel de ses deux enfants. Océane est toujours au chômage partiel, le restaurant où elle sert étant, comme tous les autres, fermé. « Si les patrons ne rouvrent pas cet été, qui est la grosse période pour faire du chiffre d’affaires, ils seront en difficulté et risquent de licencier Océane. C’est l’incertitude pour elle. Et le travail lui manque. Elle n’en peut plus d'être à la maison », raconte Sandra. Elias, quant à lui, a fait son stage de troisième durant une semaine dans un garage, en mécanique. « Il a pu pratiquer un peu, ça lui a beaucoup plu. Désormais, il cherche un garage pour faire une alternance en carrosserie en septembre. Mais là aussi c’est difficile à trouver avec le coronavirus. Ils prennent moins de stagiaires », explique la maman. La petite famille se serre les coudes pour toutes ces démarches professionnelles. « Ça avance quand même », conclut Sandra, « mais il y a beaucoup d’incertitudes avec la Covid qui est le grain de sable qui complique tout. »

Beaucoup d’entreprises sont en télétravail. Tout ce qui est bureautique se fait à distance.

Sandra s’inquiète également de l’avenir professionnel de ses deux enfants. Océane est toujours au chômage partiel.

Sandra partage avec nous des petits moments de son quotidien publiés sur son compte Facebook.

En juillet, j’espère réussir mes tests pour démarrer ma formation qualifiante à l’automne, et ensuite trouver un emploi début 2022.

éclairage
La formation professionnelle mise à mal par la pandémie de Covid-19

Les programmes de formation professionnelle et d’apprentissage ont subi de plein fouet les effets de la pandémie de COVID-19.

D’après une enquête réalisée auprès de plus de 1350 prestataires d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFPT) du monde entier, de nombreux pays et prestataires de formation n’étaient pas suffisamment préparés pour faire face aux contraintes imposées par la crise, même si certains se sont très vite tournés vers l’apprentissage à distance.

Une majorité de personnes interrogées font état de perturbations dans la formation, en particulier dans l’apprentissage en situation de travail, en raison de la fermeture d’entreprises, ainsi que de l’annulation d’examens d’évaluation et de certification des compétences.

C’est ce qu’indique le rapport "Skills development in the time of COVID-19: Taking stock of the initial responses in technical and vocational education and training" (Développement des compétences en temps de COVID-19 : Inventaire des réponses initiales dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels).

L’enquête a été menée entre le 5 avril et le 15 mai 2020 par l’Organisation internationale du Travail (OIT) en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Banque mondiale, auprès de prestataires d’EFPT, de responsables politiques et de partenaires sociaux dans 126 pays.

Je me sens valorisée par la formation
Ep.20
Sandra

Ce début d’année 2021 a enfin permis à Sandra de démarrer son projet de formation, en commençant par une remise à niveau. La quarantenaire croise les doigts pour que sa vie professionnelle et celle de ses enfants se déroulent sans accroc dans les prochains mois.

« J’ai mes professeurs à la maison : Océane m’aide à faire mes devoirs de maths et Elias me dicte mes dictées », s’amuse Sandra, pas mécontente d’avoir renoué avec le monde professionnel, une première depuis son arrêt de travail en 2018 et son licenciement officiel l’été dernier. Depuis la mi-janvier, la Liesloise a intégré un dispositif en amont de la qualification (DAQ) avec l’Institut national de formation et d’application de Besançon. C’est Cap Emploi qui l’a orientée dans cette voie. Objectif : bénéficier d’une remise à niveau en français, en maths et en informatique, notamment pour pouvoir ensuite suivre une formation qualifiante de gestionnaire de paie, à l’automne si tout se passe bien. 

« Ça me plaît beaucoup, les formateurs nous réconfortent, ils ont des mots sympas. Et je reprends un rythme », explique Sandra. Covid oblige, la Liesloise travaille deux jours par semaine à la maison et trois jours “en présentiel” à Besançon. Elle loge alors chez sa maman. Une chance, souligne Sandra, « car je ne peux pas faire la route tous les jours avec mes problèmes de dos. Et puis il y a le couvre-feu à 18 heures ». Au cours de cette remise à niveau, Sandra a par exemple appris à présenter son CV sur Word : « Je ne connaissais pas ce logiciel. J’étais fière car j’ai réussi à me débrouiller toute seule. Les formateurs nous valorisent, ça fait du bien au moral », se félicite la quarantenaire.

Sandra bénéficie d’une remise à niveau en français, en maths et en informatique, notamment pour pouvoir ensuite suivre une formation qualifiante de gestionnaire de paie.

J’ai mes professeurs à la maison : Océane m’aide à faire mes devoirs de maths et Elias me dicte mes dictées.

Ce “DAQ” dure jusqu'en juillet et est entrecoupé de stages. Sandra a eu du mal à décrocher le premier, à effectuer en mars. « Beaucoup d’entreprises sont en télétravail. Tout ce qui est bureautique se fait à distance », se lamente-t-elle. Finalement, elle a décroché un stage de trois semaines dans une entreprise située à Montbéliard, à deux heures de route de chez elle. Heureusement, Sandra pourra une nouvelle fois être hébergée par un membre de sa famille, un oncle. « Je pense même à garer la voiture chez lui puis à prendre un bus afin d’ économiser les frais de parking », note-t-elle. Car Sandra doit encore tout calculer. Sa formation est financée par la Région et rémunérée. Mais fin février, Sandra n’avait toujours rien vu venir sur son compte en banque. « En juillet, j’espère réussir mes tests pour démarrer ma formation qualifiante à l’automne, et ensuite trouver un emploi début 2022. C’est le planning idéal », estime-t-elle.

Sandra s’inquiète également de l’avenir professionnel de ses deux enfants. Océane est toujours au chômage partiel, le restaurant où elle sert étant, comme tous les autres, fermé. « Si les patrons ne rouvrent pas cet été, qui est la grosse période pour faire du chiffre d’affaires, ils seront en difficulté et risquent de licencier Océane. C’est l’incertitude pour elle. Et le travail lui manque. Elle n’en peut plus d'être à la maison », raconte Sandra. Elias, quant à lui, a fait son stage de troisième durant une semaine dans un garage, en mécanique. « Il a pu pratiquer un peu, ça lui a beaucoup plu. Désormais, il cherche un garage pour faire une alternance en carrosserie en septembre. Mais là aussi c’est difficile à trouver avec le coronavirus. Ils prennent moins de stagiaires », explique la maman. La petite famille se serre les coudes pour toutes ces démarches professionnelles. « Ça avance quand même », conclut Sandra, « mais il y a beaucoup d’incertitudes avec la Covid qui est le grain de sable qui complique tout. »

Beaucoup d’entreprises sont en télétravail. Tout ce qui est bureautique se fait à distance.

Sandra s’inquiète également de l’avenir professionnel de ses deux enfants. Océane est toujours au chômage partiel.

Sandra partage avec nous des petits moments de son quotidien publiés sur son compte Facebook.

En juillet, j’espère réussir mes tests pour démarrer ma formation qualifiante à l’automne, et ensuite trouver un emploi début 2022.

éclairage
La formation professionnelle mise à mal par la pandémie de Covid-19

Les programmes de formation professionnelle et d’apprentissage ont subi de plein fouet les effets de la pandémie de COVID-19.

D’après une enquête réalisée auprès de plus de 1350 prestataires d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFPT) du monde entier, de nombreux pays et prestataires de formation n’étaient pas suffisamment préparés pour faire face aux contraintes imposées par la crise, même si certains se sont très vite tournés vers l’apprentissage à distance.

Une majorité de personnes interrogées font état de perturbations dans la formation, en particulier dans l’apprentissage en situation de travail, en raison de la fermeture d’entreprises, ainsi que de l’annulation d’examens d’évaluation et de certification des compétences.

C’est ce qu’indique le rapport "Skills development in the time of COVID-19: Taking stock of the initial responses in technical and vocational education and training" (Développement des compétences en temps de COVID-19 : Inventaire des réponses initiales dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels).

L’enquête a été menée entre le 5 avril et le 15 mai 2020 par l’Organisation internationale du Travail (OIT) en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Banque mondiale, auprès de prestataires d’EFPT, de responsables politiques et de partenaires sociaux dans 126 pays.