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Je suis un peu plus confiant
Ep.17
David

En octobre dernier, David a changé de vie. Quittant Le Havre, l’étudiant équatorien de 26 ans a emménagé à Troyes, au sein de la maison diocésaine qui loue des chambres à des étudiants. Il vit ainsi en colocation avec cinq d’entre eux. David a commencé sa licence professionnelle dans les énergies renouvelables. Mais il persiste une ombre au tableau : le jeune homme n’a toujours pas trouvé d’entreprise pour son alternance. Sa situation administrative et financière en pâtit.

Troyes, 29 décembre. David vient nous chercher à la porte de son nouveau logement, la maison diocésaine, une grande bâtisse en pierre, imposante, que longe un étroit cours d’eau, la Seine. Dans une aile, au deuxième étage, l’étudiant occupe une petite chambre, d’une superficie à peu près équivalente à celle du studio qu’il louait au Havre. Mais il a considérablement gagné en espace de vie : il a accès à une pièce partagée comprenant une cuisine, un coin salon avec télé et un coin salle à manger.

C’est dans cette demeure située dans le “bouchon de champagne” - le surnom donné par les Troyens à leur centre-ville - que David a passé les fêtes. Le 24, « j‘ai cuisiné des cuisses de poulet, récupérées aux Restos du cœur », raconte l’étudiant, tandis qu’il met au four, en prévision du déjeuner, des morceaux de lapin accompagnés de légumes et d’écorces d’orange. « Et puis j’ai appelé ma mère en Équateur, avant qu’elle ne le fasse. Avec le décalage de 7 heures, elle m’aurait contacté en pleine nuit ! » Comme les deux années précédentes, David avait été invité à passer Noël en famille aux côtés d’une bénévole du Secours Catholique, au Havre, mais il a préféré décliner l’offre, pour éviter un déplacement trop dispendieux. « Ce n’est pas la première fois que je passe Noël seul, relativise le jeune homme. Ça a été le cas les deux premières années, quand je suis arrivé en France. Cette fois, je crois que nous étions très nombreux dans cette situation ! ».

Pour le réveillon de Noël, j‘ai cuisiné des cuisses de poulet, récupérées aux Restos du cœur.

David n’a d’ailleurs pas passé ces fêtes totalement isolé. Il s’est rendu à la “messe de minuit”, invité par Jean-Luc et Geneviève, un couple de laïcs qui habite dans la maison diocésaine et qui est chargé de l’accueil et de l’accompagnement des étudiants. Jean-Luc et Geneviève l’ont aussi convié à passer le déjeuner du 1er janvier avec eux. Au menu, du poulet au Coca-Cola - « un plat que faisait aussi ma mère, ça m’a rappelé des souvenirs » et un délicieux gâteau à la mousse de framboise, nous relate David au téléphone quelques jours plus tard. Il a aussi goûté à l'hydromel fait maison de Jean-Luc : « très bon, mais très sucré ! ».

Cette vie sociale retrouvée est un vrai soulagement pour David. « Contrairement au premier confinement, j’ai de la compagnie. C’est la grande différence, et la meilleure ! », s’exclame l’étudiant. Il y a donc Jean-Luc. Il passe une fois par semaine, en général le soir, discuter littérature ou politique et il apporte régulièrement des légumes du potager qu’il cultive au fond du parc de la propriété : topinambours, betteraves mais également du miel et de la propolis, issus de ses ruches. Il y a aussi les étudiants qui logent dans les chambres voisines, au même étage que David. Ainsi, Georges, Camille, Thomas, Reine-Michelle et lui se retrouvent souvent dans la salle commune pour manger et partager des moments de vie (et les bières dans le frigo !).

« Je m’entends bien avec tout le monde », apprécie David, qui ajoute, en souriant : « Bon, il faut quand même que chacun fasse la vaisselle ! » Avec Georges, étudiant en droit resté sur place durant tout le deuxième confinement, ils ont même pu s’entraider, David s’affairant en cuisine, Georges l’aidant à décrypter ses cours en droit du travail. Et pour se détendre, les deux colocataires regardent des séries ou jouent à la console, quand ils ne s’amusent pas à se faire peur - ou rire - dans les longs couloirs sombres de la bâtisse.

Jean-Luc passe une fois par semaine, en général le soir, discuter littérature ou politique et il apporte régulièrement des légumes du potager.
David, début octobre, dans le métro parisien, en transit entre deux gares, lors de son déménagement à Troyes.

Avant de retrouver David dans sa colocation troyenne, nous l’avions quitté fin septembre à la gare, à Paris, entre deux correspondances. Il faisait alors son “déménagement”, deux valises pleines à craquer au bout des bras. Sa rentrée universitaire en licence professionnelle allait démarrer. Depuis, les cours et les travaux en groupe se sont enchaînés mais, comme huit autres étudiants de sa promotion, il n’a toujours pas trouvé d’entreprise pour son alternance. « Je cherche, je postule, même pendant les cours. Je réponds à des annonces partout en France », confie David.

Heureusement, dans ce contexte exceptionnel, l’Université les a autorisés à poursuivre leur formation - l’État prenant en charge son coût - et leur permet de l’étaler sur deux ans, le temps pour eux d’effectuer leur contrat en entreprise. David passe donc trois semaines en cours, la plupart du temps en visio, et trois semaines à rechercher des entreprises ou à candidater. Il s’accroche. « À un moment donné, je me suis demandé si je devais arrêter là mon cursus, et chercher un emploi de technicien, explique-t-il. Mais vu le contexte bizarre, je me suis dit que ce serait prendre trop de risques, et aussi que changer de statut me demanderait de longues démarches administratives ».

Je cherche, je postule, même pendant les cours. Je réponds à des annonces partout en France.

Car David bataille déjà avec son nouveau statut “d’alternant sans alternance”, qui ne lui facilite pas la vie au plan administratif. Son titre de séjour prenait fin le 31 décembre. Jusque-là, au Havre, il n’avait jamais eu de difficulté à le faire renouveler chaque fin d'année. Mais cette fois, la préfecture de l’Aube lui demande de fournir la copie de son contrat de travail, pour justifier de ressources financières suffisantes. David ne comprend pas : « Je ne peux pas donner un contrat qui n’existe pas ! »

Pour couronner le tout, toutes les démarches se font de manière informatique. Quand la situation est un peu complexe, cela devient kafkaïen. Ainsi, à un email que David a envoyé pour expliquer à nouveau sa situation, il a reçu cette réponse automatique : « Une pièce justificative est manquante ou invalide ». David était décidé à se rendre sur place dès que possible pour faire avancer son dossier.

Côté finances, le jeune homme n’a quasiment aucune ressource depuis plusieurs mois. Et désormais, n’étant plus “simple” étudiant, il n’a plus droit à l’aide du Crous. Ses dettes contractées durant le premier confinement pèsent toujours sur lui : un solde négatif de près de 700 euros à la banque à éponger et des factures d’électricité et d’eau en souffrance, le tout s’élevant à près de 2500 euros. David est inquiet. « Ma peur, c'est d’être fiché à la Banque de France. Ça me bloquerait pour de futurs crédits ».

Je ne peux pas donner un contrat qui n’existe pas !

La "bonne" nouvelle, tout de même, c’est que David - en France depuis cinq ans et en formation professionnalisante - est désormais éligible au RSA. Il en a fait la demande. « Je ne voulais pas, souffle-t-il. Je me sens comme un parasite. J’aurais voulu me débrouiller tout seul. Mais cette année est tellement bizarre... » Encore faut-il que la CAF débloque son dossier, car pour bénéficier du RSA, David doit obtenir son récépissé de carte de séjour. Il soupire. « Sinon ça bloque tout. Tout est lié ». Mais l’étudiant équatorien reste optimiste. « Ça va peut-être prendre du temps à se mettre en place, mais, une fois obtenu, ce sera un soulagement d’avoir un revenu régulier et fixe. » Il pourra apurer progressivement ses dettes, et commencer à payer le loyer (250 euros, connexion internet comprise) de sa chambre étudiante. « Je suis un peu plus confiant qu’il y a quelques mois. Le RSA m’offre des solutions. »

Pour se sortir la tête de toutes ces démarches et de l'écran de son ordinateur,  - « ça me prend pas mal d’énergie, psychologique et émotionnelle » - David s’est remis à la course à pied. Le dimanche matin, le long de la Seine, il court trente minutes, « pour faire quelque chose, et pour être à l’extérieur ». Et aux beaux jours, l’amateur de poissons compte bien récupérer sa canne à pêche, restée au Havre, acheter une licence, et venir sur les berges du fleuve titiller truites et brochets.

Ça va peut-être prendre du temps à se mettre en place, mais, une fois obtenu, ce sera un soulagement d’avoir un revenu régulier et fixe.

éclairage
Pour un revenu garanti étendu aux jeunes

Ayant plus de 25 ans (entre autres critères), David est éligible au RSA. Si ce n’est pas la panacée, et que le jeune homme préférerait décrocher un contrat d’alternance et être rémunéré à hauteur de son travail et de ses compétences, un tel revenu régulier va lui permettre de souffler un peu financièrement, et d’aborder avec davantage de sérénité sa recherche d’une alternance.

Pour les jeunes de moins de 25 ans, ce filet de sécurité n’existe pas. C’est pourquoi de nombreux acteurs associatifs, dont le Secours-Catholique au sein du collectif Alerte, appellent à l’instauration d’un revenu minimum garanti, d’un montant supérieur au RSA, et étendu aux jeunes en situation de travail à partir de 18 ans.

Sur ce sujet, lire l'entretien de la présidente du Secours Catholique, Véronique Fayet pour le magazine Usbek § Rica :

Je suis un peu plus confiant
Ep.17
David

En octobre dernier, David a changé de vie. Quittant Le Havre, l’étudiant équatorien de 26 ans a emménagé à Troyes, au sein de la maison diocésaine qui loue des chambres à des étudiants. Il vit ainsi en colocation avec cinq d’entre eux. David a commencé sa licence professionnelle dans les énergies renouvelables. Mais il persiste une ombre au tableau : le jeune homme n’a toujours pas trouvé d’entreprise pour son alternance. Sa situation administrative et financière en pâtit.

Troyes, 29 décembre. David vient nous chercher à la porte de son nouveau logement, la maison diocésaine, une grande bâtisse en pierre, imposante, que longe un étroit cours d’eau, la Seine. Dans une aile, au deuxième étage, l’étudiant occupe une petite chambre, d’une superficie à peu près équivalente à celle du studio qu’il louait au Havre. Mais il a considérablement gagné en espace de vie : il a accès à une pièce partagée comprenant une cuisine, un coin salon avec télé et un coin salle à manger.

C’est dans cette demeure située dans le “bouchon de champagne” - le surnom donné par les Troyens à leur centre-ville - que David a passé les fêtes. Le 24, « j‘ai cuisiné des cuisses de poulet, récupérées aux Restos du cœur », raconte l’étudiant, tandis qu’il met au four, en prévision du déjeuner, des morceaux de lapin accompagnés de légumes et d’écorces d’orange. « Et puis j’ai appelé ma mère en Équateur, avant qu’elle ne le fasse. Avec le décalage de 7 heures, elle m’aurait contacté en pleine nuit ! » Comme les deux années précédentes, David avait été invité à passer Noël en famille aux côtés d’une bénévole du Secours Catholique, au Havre, mais il a préféré décliner l’offre, pour éviter un déplacement trop dispendieux. « Ce n’est pas la première fois que je passe Noël seul, relativise le jeune homme. Ça a été le cas les deux premières années, quand je suis arrivé en France. Cette fois, je crois que nous étions très nombreux dans cette situation ! ».

Pour le réveillon de Noël, j‘ai cuisiné des cuisses de poulet, récupérées aux Restos du cœur.

David n’a d’ailleurs pas passé ces fêtes totalement isolé. Il s’est rendu à la “messe de minuit”, invité par Jean-Luc et Geneviève, un couple de laïcs qui habite dans la maison diocésaine et qui est chargé de l’accueil et de l’accompagnement des étudiants. Jean-Luc et Geneviève l’ont aussi convié à passer le déjeuner du 1er janvier avec eux. Au menu, du poulet au Coca-Cola - « un plat que faisait aussi ma mère, ça m’a rappelé des souvenirs » et un délicieux gâteau à la mousse de framboise, nous relate David au téléphone quelques jours plus tard. Il a aussi goûté à l'hydromel fait maison de Jean-Luc : « très bon, mais très sucré ! ».

Cette vie sociale retrouvée est un vrai soulagement pour David. « Contrairement au premier confinement, j’ai de la compagnie. C’est la grande différence, et la meilleure ! », s’exclame l’étudiant. Il y a donc Jean-Luc. Il passe une fois par semaine, en général le soir, discuter littérature ou politique et il apporte régulièrement des légumes du potager qu’il cultive au fond du parc de la propriété : topinambours, betteraves mais également du miel et de la propolis, issus de ses ruches. Il y a aussi les étudiants qui logent dans les chambres voisines, au même étage que David. Ainsi, Georges, Camille, Thomas, Reine-Michelle et lui se retrouvent souvent dans la salle commune pour manger et partager des moments de vie (et les bières dans le frigo !).

« Je m’entends bien avec tout le monde », apprécie David, qui ajoute, en souriant : « Bon, il faut quand même que chacun fasse la vaisselle ! » Avec Georges, étudiant en droit resté sur place durant tout le deuxième confinement, ils ont même pu s’entraider, David s’affairant en cuisine, Georges l’aidant à décrypter ses cours en droit du travail. Et pour se détendre, les deux colocataires regardent des séries ou jouent à la console, quand ils ne s’amusent pas à se faire peur - ou rire - dans les longs couloirs sombres de la bâtisse.

Jean-Luc passe une fois par semaine, en général le soir, discuter littérature ou politique et il apporte régulièrement des légumes du potager.
David, début octobre, dans le métro parisien, en transit entre deux gares, lors de son déménagement à Troyes.

Avant de retrouver David dans sa colocation troyenne, nous l’avions quitté fin septembre à la gare, à Paris, entre deux correspondances. Il faisait alors son “déménagement”, deux valises pleines à craquer au bout des bras. Sa rentrée universitaire en licence professionnelle allait démarrer. Depuis, les cours et les travaux en groupe se sont enchaînés mais, comme huit autres étudiants de sa promotion, il n’a toujours pas trouvé d’entreprise pour son alternance. « Je cherche, je postule, même pendant les cours. Je réponds à des annonces partout en France », confie David.

Heureusement, dans ce contexte exceptionnel, l’Université les a autorisés à poursuivre leur formation - l’État prenant en charge son coût - et leur permet de l’étaler sur deux ans, le temps pour eux d’effectuer leur contrat en entreprise. David passe donc trois semaines en cours, la plupart du temps en visio, et trois semaines à rechercher des entreprises ou à candidater. Il s’accroche. « À un moment donné, je me suis demandé si je devais arrêter là mon cursus, et chercher un emploi de technicien, explique-t-il. Mais vu le contexte bizarre, je me suis dit que ce serait prendre trop de risques, et aussi que changer de statut me demanderait de longues démarches administratives ».

Je cherche, je postule, même pendant les cours. Je réponds à des annonces partout en France.

Car David bataille déjà avec son nouveau statut “d’alternant sans alternance”, qui ne lui facilite pas la vie au plan administratif. Son titre de séjour prenait fin le 31 décembre. Jusque-là, au Havre, il n’avait jamais eu de difficulté à le faire renouveler chaque fin d'année. Mais cette fois, la préfecture de l’Aube lui demande de fournir la copie de son contrat de travail, pour justifier de ressources financières suffisantes. David ne comprend pas : « Je ne peux pas donner un contrat qui n’existe pas ! »

Pour couronner le tout, toutes les démarches se font de manière informatique. Quand la situation est un peu complexe, cela devient kafkaïen. Ainsi, à un email que David a envoyé pour expliquer à nouveau sa situation, il a reçu cette réponse automatique : « Une pièce justificative est manquante ou invalide ». David était décidé à se rendre sur place dès que possible pour faire avancer son dossier.

Côté finances, le jeune homme n’a quasiment aucune ressource depuis plusieurs mois. Et désormais, n’étant plus “simple” étudiant, il n’a plus droit à l’aide du Crous. Ses dettes contractées durant le premier confinement pèsent toujours sur lui : un solde négatif de près de 700 euros à la banque à éponger et des factures d’électricité et d’eau en souffrance, le tout s’élevant à près de 2500 euros. David est inquiet. « Ma peur, c'est d’être fiché à la Banque de France. Ça me bloquerait pour de futurs crédits ».

Je ne peux pas donner un contrat qui n’existe pas !

La "bonne" nouvelle, tout de même, c’est que David - en France depuis cinq ans et en formation professionnalisante - est désormais éligible au RSA. Il en a fait la demande. « Je ne voulais pas, souffle-t-il. Je me sens comme un parasite. J’aurais voulu me débrouiller tout seul. Mais cette année est tellement bizarre... » Encore faut-il que la CAF débloque son dossier, car pour bénéficier du RSA, David doit obtenir son récépissé de carte de séjour. Il soupire. « Sinon ça bloque tout. Tout est lié ». Mais l’étudiant équatorien reste optimiste. « Ça va peut-être prendre du temps à se mettre en place, mais, une fois obtenu, ce sera un soulagement d’avoir un revenu régulier et fixe. » Il pourra apurer progressivement ses dettes, et commencer à payer le loyer (250 euros, connexion internet comprise) de sa chambre étudiante. « Je suis un peu plus confiant qu’il y a quelques mois. Le RSA m’offre des solutions. »

Pour se sortir la tête de toutes ces démarches et de l'écran de son ordinateur,  - « ça me prend pas mal d’énergie, psychologique et émotionnelle » - David s’est remis à la course à pied. Le dimanche matin, le long de la Seine, il court trente minutes, « pour faire quelque chose, et pour être à l’extérieur ». Et aux beaux jours, l’amateur de poissons compte bien récupérer sa canne à pêche, restée au Havre, acheter une licence, et venir sur les berges du fleuve titiller truites et brochets.

Ça va peut-être prendre du temps à se mettre en place, mais, une fois obtenu, ce sera un soulagement d’avoir un revenu régulier et fixe.

éclairage
Pour un revenu garanti étendu aux jeunes

Ayant plus de 25 ans (entre autres critères), David est éligible au RSA. Si ce n’est pas la panacée, et que le jeune homme préférerait décrocher un contrat d’alternance et être rémunéré à hauteur de son travail et de ses compétences, un tel revenu régulier va lui permettre de souffler un peu financièrement, et d’aborder avec davantage de sérénité sa recherche d’une alternance.

Pour les jeunes de moins de 25 ans, ce filet de sécurité n’existe pas. C’est pourquoi de nombreux acteurs associatifs, dont le Secours-Catholique au sein du collectif Alerte, appellent à l’instauration d’un revenu minimum garanti, d’un montant supérieur au RSA, et étendu aux jeunes en situation de travail à partir de 18 ans.

Sur ce sujet, lire l'entretien de la présidente du Secours Catholique, Véronique Fayet pour le magazine Usbek § Rica :