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Ep.21
Tous

Un an s’est écoulé depuis le début de la crise sanitaire en France, marqué par le premier confinement. Tout au long de ces derniers mois, nous avons suivi les parcours de Marie-Noëlle, Sandra, Daniel, David, Laurence et Raphaël. Le but : comprendre, avec eux, quelles sont les conséquences de cette pandémie sur la vie des plus précaires et de ceux qui sont “sur le fil”. Dans cet ultime épisode, nos témoins mettent des mots, à nos micros, sur cette année difficile et tracent leurs perspectives.

Le 1er mars dernier, Daniel et Maribel ont quitté leur maison des environs de Montpellier pour emménager dans un appartement plus vaste, à Lunel. Les enfants de Daniel sont déjà scolarisés dans cette ville de l'Hérault, où le couple va pouvoir réduire son loyer de plusieurs dizaines d'euros par mois. Une bouffée d'air et l'espoir d'un nouveau départ, nous racontent Daniel et Maribel, un an après le choc qui a chamboulé leur quotidien.

On commence à voir la lumière

Le premier confinement avait plongé Marie-Noëlle dans un grand désarroi. Outre la perte de son poste, elle avait dû s'occuper de ses enfants à temps plein, dans sa petite chambre d'hôtel. Mais depuis, Marie-Noëlle a su se relever et retrouver un emploi. Reste que la mère de famille rêve toujours d'obtenir un titre de séjour longue durée et un vrai logement. Au micro de Cécile Leclerc-Laurent, Marie-Noëlle se remémore cette année passée avec le coronavirus, entre peur, joies et peines.

Marie-Noëlle
"Savoir que des gens ont pensé à nous m’a donné du courage"

David a commencé l’année par une mauvaise nouvelle : le refus par la Préfecture de l’Aube de renouveler son titre de séjour, au motif qu’il ne peut justifier de ressources suffisantes. L’étudiant équatorien est également toujours à la recherche d’un contrat dans une entreprise dans le cadre de sa formation universitaire en alternance. Mais le jeune homme de 26 ans reste combatif. Nous sommes retournés le voir à Troyes pour relire avec lui cette année à tout le moins “compliquée”.

Il y a eu un effet domino

En Gironde, Laurence et Raphaël ont démarré l’année sous de meilleurs auspices. Laurence, dont le CDD n’avait pas pu être renouvelé en raison du premier confinement, a enfin pu reprendre un emploi d’aide à domicile en janvier. Un soulagement pour la mère de famille ainsi que pour les finances du couple. Raphaël a été embauché comme conducteur de bus scolaire. Il ne compte toujours pas ses heures. Tous deux ont décliné notre proposition de faire le bilan des mois écoulés. Sans doute leur manière de laisser définitivement derrière eux cette épreuve.

Dans le Doubs, Sandra entrevoit enfin “le bout du tunnel”. Les beaux jours reviennent, annonçant le retour au jardin. Surtout, la mère de famille a pu démarrer sa reconversion professionnelle, longtemps repoussée à cause du Covid. Nous sommes allés la retrouver pour recueillir son point de vue sur la crise, et faire le point sur son avenir, ainsi que celui de ses enfants, Océane et Élias.

Le virus a fait du mal au niveau psychologique
éclairage
"Demain nous serons debout", une enquête du Secours Catholique

Recueil de paroles sur la crise et l’après crise

Comment les personnes en précarité vivent-elles la crise sanitaire ? Quelles leçons en tirent-elles pour la transformation de notre société ?
Lors du premier confinement, le Secours Catholique a organisé le recueil de la parole des plus fragiles sur la crise sanitaire et ses effets. Ce sont plus de 1 100 personnes qui ont confié leur quotidien, leurs galères et leurs rêves. Cette parole va nourrir la vision de l’association pour l’ « après », dans la lutte contre la pauvreté et l’avènement d’une société plus fraternelle.

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Un an s’est écoulé depuis le début de la crise sanitaire en France, marqué par le premier confinement. Tout au long de ces derniers mois, nous avons suivi les parcours de Marie-Noëlle, Sandra, Daniel, David, Laurence et Raphaël. Le but : comprendre, avec eux, quelles sont les conséquences de cette pandémie sur la vie des plus précaires et de ceux qui sont “sur le fil”. Dans cet ultime épisode, nos témoins mettent des mots, à nos micros, sur cette année difficile et tracent leurs perspectives.

Le 1er mars dernier, Daniel et Maribel ont quitté leur maison des environs de Montpellier pour emménager dans un appartement plus vaste, à Lunel. Les enfants de Daniel sont déjà scolarisés dans cette ville de l'Hérault, où le couple va pouvoir réduire son loyer de plusieurs dizaines d'euros par mois. Une bouffée d'air et l'espoir d'un nouveau départ, nous racontent Daniel et Maribel, un an après le choc qui a chamboulé leur quotidien.

On commence à voir la lumière

Le premier confinement avait plongé Marie-Noëlle dans un grand désarroi. Outre la perte de son poste, elle avait dû s'occuper de ses enfants à temps plein, dans sa petite chambre d'hôtel. Mais depuis, Marie-Noëlle a su se relever et retrouver un emploi. Reste que la mère de famille rêve toujours d'obtenir un titre de séjour longue durée et un vrai logement. Au micro de Cécile Leclerc-Laurent, Marie-Noëlle se remémore cette année passée avec le coronavirus, entre peur, joies et peines.

Marie-Noëlle
"Savoir que des gens ont pensé à nous m’a donné du courage"

David a commencé l’année par une mauvaise nouvelle : le refus par la Préfecture de l’Aube de renouveler son titre de séjour, au motif qu’il ne peut justifier de ressources suffisantes. L’étudiant équatorien est également toujours à la recherche d’un contrat dans une entreprise dans le cadre de sa formation universitaire en alternance. Mais le jeune homme de 26 ans reste combatif. Nous sommes retournés le voir à Troyes pour relire avec lui cette année à tout le moins “compliquée”.

Il y a eu un effet domino

En Gironde, Laurence et Raphaël ont démarré l’année sous de meilleurs auspices. Laurence, dont le CDD n’avait pas pu être renouvelé en raison du premier confinement, a enfin pu reprendre un emploi d’aide à domicile en janvier. Un soulagement pour la mère de famille ainsi que pour les finances du couple. Raphaël a été embauché comme conducteur de bus scolaire. Il ne compte toujours pas ses heures. Tous deux ont décliné notre proposition de faire le bilan des mois écoulés. Sans doute leur manière de laisser définitivement derrière eux cette épreuve.

Dans le Doubs, Sandra entrevoit enfin “le bout du tunnel”. Les beaux jours reviennent, annonçant le retour au jardin. Surtout, la mère de famille a pu démarrer sa reconversion professionnelle, longtemps repoussée à cause du Covid. Nous sommes allés la retrouver pour recueillir son point de vue sur la crise, et faire le point sur son avenir, ainsi que celui de ses enfants, Océane et Élias.

Le virus a fait du mal au niveau psychologique
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Recueil de paroles sur la crise et l’après crise

Comment les personnes en précarité vivent-elles la crise sanitaire ? Quelles leçons en tirent-elles pour la transformation de notre société ?
Lors du premier confinement, le Secours Catholique a organisé le recueil de la parole des plus fragiles sur la crise sanitaire et ses effets. Ce sont plus de 1 100 personnes qui ont confié leur quotidien, leurs galères et leurs rêves. Cette parole va nourrir la vision de l’association pour l’ « après », dans la lutte contre la pauvreté et l’avènement d’une société plus fraternelle.