Par six voix contre trois, la Cour suprême a décidé que les mineurs condamnés pour des crimes autres que le meurtre ne pourront plus finir leurs jours en prison. Elle s’est justifiée en précisant que « la condamnation à la perpétuité confisque la vie du condamné de manière irrévocable. Sans possibilité de libération conditionnelle, la condamnation à la perpétuité a certaines caractéristiques en commun avec la peine capitale et ne ressemble à aucune autre condamnation ».
129 détenus condamnés en étant mineurs
Théoriquement 38 États américains et l’État fédéral autorisaient jusqu’ici la perpétuité réelle pour les mineurs dans les cas n’impliquant pas de meurtre. Ils sont encore 129 détenus dans les prisons américaines, condamnés alors qu’ils étaient mineurs, à des peines de perpétuité réelle, c’est-à-dire sans possibilité de libération conditionnelle. La grande majorité d’entre eux sont afro-américains. Les cas de ces 129 personnes vont être révisés à la lumière de cette nouvelle disposition.

- Still Burning/Flickr
L’ONG Human Watch Rights rappelle que « le droit international exclut de telles condamnations pour les mineurs et cette interdiction est appliquée partout hors des États-Unis ».
Pourtant aux États-Unis, les condamnations à la perpétuité réelle se sont récemment généralisées comme une alternative à la peine de mort. Et les mineurs sont souvent renvoyés devant les tribunaux pour adultes. Chaque année, 200 000 jeunes, enfants de 8 ans compris, encourent les mêmes peines que les adultes et purgent celles-ci dans des prisons de droit commun.
(Avec AFP.)



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