À Orléans, propreté rime avec solidarité

Publié le 15/07/2022
Orléans
À Orléans, propreté rime avec solidarité
Hamza et Lounis aux douches du Secours Catholique, à Orléans.
 

Les douches du Secours Catholique d’Orléans accueillent les personnes sans abri tous les vendredis. Le dispositif permet à ces dernières de rester propres, mais aussi de créer du lien social.

Il est 14h30 et les douches du Secours Catholique d’Orléans viennent d’ouvrir leurs portes. Quelques habitués sont déjà là. Lounis, l’un des bénévoles, s’active : il enchaîne les allers-retours, prépare des produits d’hygiène, propose des serviettes… Bientôt, un parfum de savon commence à se répandre. 

« On a créé ce dispositif de douches pendant la crise du covid, explique Lounis. Cela nous permettait de proposer aux personnes sans abri un service qui respectait les mesures sanitaires pour éviter la propagation du virus. » Depuis, une dizaine de personnes viennent chaque vendredi après-midi. Lounis et deux autres bénévoles, Ali et Shérif, les accueillent et veillent à la propreté du lieu.

garder le lien

Un travail largement apprécié. « J’ai l’impression de renaître », sourit Hamza, les cheveux encore humides. Originaire de Grenoble, ce jeune homme de 33 ans vit à la rue depuis plusieurs mois, et est arrivé à Orléans il y a quelques jours. C’est la première fois qu’il vient aux douches. Il y apprécie la grande propreté, qu’on ne trouve pas toujours ailleurs, précise-t-il.

 
À Orléans, propreté rime avec solidarité
Hébergé aujourd'hui chez un particulier, Bangoura continue de venir aux douches du Secours Catholique pour garder le lien avec les bénévoles.
 

Souvent les personnes viennent chercher un peu plus qu’une douche. « Nous sommes aussi présents pour discuter avec elles, précise Lounis. Et parfois proposer de l’aide et des solutions. »

Dans les mêmes locaux se trouvent un accueil de jour et une boutique solidaire. Bangoura, 21 ans, s’y arrête toujours pour voir Corinne. « C’est une bénévole avec qui je discute », explique-t-il. Arrivé de Guinée en 2016, il a connu les douches à une période où il vivait à la rue. Aujourd’hui, Bangoura est hébergé chez un particulier, mais il continue de venir pour garder un lien.

Dimitri Partouche
Crédits photos : ©Vincent Boisot / Secours Catholique