Alerte : défenseurs des droits en danger !

Alerte : défenseurs des droits en danger !

Publié le 11/02/2021
Brésil, Cambodge, Guinée, Israël, Niger, République démocratique du Congo, Russie
 

Promouvoir la protection et la mise en œuvre des Droits de l’homme est un droit fondamental. Pourtant, aujourd’hui plus qu’hier, le fait de dénoncer les injustices et les abus de pouvoir met en danger des défenseurs des droits humains, parmi lesquels des partenaires du Secours Catholique, aux quatre coins de la planète. Depuis un an, la pandémie de Covid-19 a, hélas, accentué le danger, offrant un alibi aux États liberticides et répressifs.

Attaques, harcèlement, détention, assassinats : tout est mis en œuvre pour réduire les défenseurs des droits au silence. Leur quotidien est fait de contraintes et de peur. Mais, engagés auprès des plus démunis, ils poursuivent malgré tout leur combat. Il est dès lors essentiel de les protéger et de veiller à ce qu’ils soient en mesure d’agir. Quel est le quotidien de ces défenseurs des droits humains et comment les protéger ? Enquête.

 

Il ne compte plus les menaces de mort qu’il a reçues par téléphone. Depuis, il dit vivre comme s’il était en prison : « Je fais attention aux véhicules, au bureau, aux documents qui arrivent de l’extérieur. J’ai peur d’être suivi ou empoisonné, alors je me barricade », témoigne Jean-Claude Katende, avocat et président de l’association africaine des Droits de l’homme en RDC.

Sur un autre continent, en Colombie, Ana Luisa Ramirez, défenseur proche de l’ONG Procladé (1), vit elle aussi dans une anxiété permanente : « Défendre le droit à la terre ne plaît pas aux groupes armés, explique-t-elle. Je dois me présenter tous les jours à la police pour me protéger et j’ai un gilet pare-balles. »

Au Brésil voisin, Jair Seixas Reis, du Cimi, le conseil indigéniste missionnaire (1), confie : « Je vis dans l’insécurité et je n’ai plus de liberté. Je vis dans une cage. Je ne peux plus aller pêcher ou chasser seul comme avant. » De son côté, Sa Im Meas, de l’ONG Adhoc (1) au Cambodge, explique : « Je change de moyen de transport tous les jours : en tuktuk, ou à pied, ou en voiture. C’est une manière de me protéger car j’ai reçu des menaces et je ne me sens plus en sécurité. »

 

Ils vivent dans la suspicion et sont en permanence sur le qui-vive. Ils savent que la violence peut s’exercer à tout moment contre eux.

Laurent Duarte, référent pour la Protection des partenaires au Secours Catholique et coordinateur de “Tournons la page”

Tous vivent dans la peur, sous la menace permanente qui pèse sur eux parce qu’ils ont osé faire la même chose : défendre des droits humains – politiques, sociaux, économiques ou environnementaux – et des libertés fondamentales. Ils ont beau être théoriquement protégés par la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme adoptée en 1998, dans les faits ils sont pris pour cible et attaqués.

« Ils vivent dans la suspicion et sont en permanence sur le qui-vive. Ils savent que la violence peut s’exercer à tout moment contre eux », déclare Laurent Duarte, référent pour la Protection des partenaires au sein de la Direction internationale du Secours Catholique et coordinateur de “Tournons la page” (2). « C’est comme si les défenseurs des droits humains avaient une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Ils sont victimes de harcèlement, d’intimidation, d’arrestations arbitraires », énumère Kiné Fatim Diop, chargée des pays d’Afrique de l’Ouest pour Amnesty International.

 

Un droit fondamental

En 1998, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à l’unanimité la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme.
L’article premier rappelle que «
chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’homme et des libertés fondamentales au niveau national et international ». L’article 2 établit les obligations des États, qui ont « la responsabilité et le devoir de protéger, promouvoir et rendre effectifs tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales, notamment en adoptant les mesures nécessaires ». Ainsi c’est aux États de veiller à ce que les défenseurs des Droits de l’homme mènent à bien leur travail dans un environnement sûr et favorable. Vingt ans plus tard, en 2018, un plan d’action a été adopté lors du Sommet de Paris : il énonce qu’il est de la responsabilité des États, des entreprises, des institutions financières (…) de « contribuer à un environnement favorable à la défense des droits humains dans le monde ».
 
Noël Bertrand Boundzanga est membre de Tournons la page Gabon (TLP). Il a été la cible de vandalisme chez lui et pense qu'il s'agit d'actes d'intimidation. Régulièrement, les conférences organisées par TLP sont empêchées par les forces de l'ordre.
© Elodie Perriot / Secours Catholique
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Une menace croissante

Cette épée de Damoclès semble peser de plus en plus lourd. « Depuis quelques années, la menace terroriste est l’argument-clé utilisé par les États pour réduire le champ d’action des défenseurs. Aujourd’hui, il est plus difficile d’agir en Afrique qu’auparavant », expose Kiné Fatim Diop, qui précise que des lois contre la cybercriminalité permettent de surveiller les défenseurs.

Même constat au Moyen-Orient, où « la lutte antiterroriste a amorcé un virage sécuritaire dans les années 2010 : un prétexte pour faire taire les voix dissidentes », selon Katia Roux, d’Amnesty International. Le système judiciaire est ainsi utilisé à des fins répressives. Et dans des pays comme l’Égypte ou l’Arabie saoudite, des défenseurs disparaissent, souvent emprisonnés et mis au secret.

En Asie aussi, on constate une recrudescence des violences à l’égard des défenseurs des droits humains, qui sont perçus comme des ennemis. « Des États comme la Chine ou le Vietnam, mais aussi des groupes privés liés à des entreprises, s’en prennent aux défenseurs en les menaçant, les harcelant voire en les assassinant », déplore Jade Dussart, de l’Acat (3). Les défenseurs des Droits de l’homme y sont arrêtés pour de faux motifs comme l’atteinte à la sécurité nationale, un prétexte pour les réduire au silence.

 

Il n’y a plus de respect attaché à la personne des défenseurs des droits humains. Aujourd’hui, les États sont de plus en plus intolérants face à la prise de parole dissidente.

Bruno Vinay-Michon, chargé de projet Protection des défenseurs au sein d’AEDH

En Amérique latine, on persécute les défenseurs en toute impunité et « la situation s’est aggravée ces dernières années, estime Anne Boucher, de l’Acat, puisqu’il s’agit du continent où l’on trouve le plus grand nombre d’attaques et d’assassinats ». Les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires sont fréquentes, et l’on assiste à une collusion entre les États et les paramilitaires. C’est le cas, par exemple, en Colombie.

Ainsi, dans le monde entier, tout est fait pour empêcher les défenseurs des droits de s’exprimer. « Il n’y a plus de respect attaché à la personne des défenseurs des droits humains, comme c’était le cas à une certaine époque. Aujourd’hui, les États sont de plus en plus intolérants face à la prise de parole dissidente », s’insurge Bruno Vinay-Michon, chargé de projet Protection des défenseurs au sein d’AEDH (4).

La crise sanitaire comme prétexte

Le contexte s’est durci et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 156 défenseurs ont été assassinés en 2015 ; ils étaient 321 en 2018 selon Front Line Defenders. Plus récemment, des États, comme le Niger ou la Guinée, ont profité de la crise sanitaire de la Covid-19 pour réduire l’espace civique, interdire les manifestations et même emprisonner des militants.

« La lutte contre le virus a été un prétexte pour réduire au silence les militants pro-démocratie dans ces pays africains. La Covid a été révélatrice de l’absence d’État de droit », note Laurent Duarte, coordinateur de Tournons la page. Même constat en Israël, où la répression s’est accrue avec la crise sanitaire :

« La crise de la Covid-19, combinée à une période durant laquelle Israël n’avait pas de Parlement en état de fonctionner, a permis au gouvernement de promulguer des décrets d’urgence qui n’étaient soumis à aucun contrôle parlementaire », s’alarme Dana Moss, de l’ONG Physicians for Human Rights Israel (PHRI) (1). « Les autorités ont aussi recouru à diverses tactiques pour décourager les manifestations, notamment en utilisant des canons à eau et en mettant des manifestants en détention sans inculpation. » 

Catalina Garcia Pinilla, en charge d’Israël-Palestine pour le Secours Catholique, déclare pour sa part : « La crise sanitaire a été un prétexte pour rétrécir l’espace d’expression des défenseurs des droits humains. » Le cas de Salah Hamouri est emblématique. Ce défenseur des droits des Palestiniens s’est fait arrêter alors qu’il réalisait un test de détection du coronavirus. Il a été écroué un mois, officiellement pour raisons sanitaires.

 

Les défenseurs de l’environnement pris pour cible
Sur les 321 défenseurs des droits assassinés en 2018, les trois quarts l’ont été pour avoir défendu l’environnement et le respect des terres, aux Philippines, en RDC mais surtout en Amérique latine (Colombie, Brésil, Mexique, Guatemala).
De fait, constate Ben Leather, de l’ONG Global Witness, « on observe une collusion entre gouvernements et entreprises pour imposer des projets économiques commerciaux et faire taire ceux qui disent non ». L’accroissement des menaces à l’encontre de ces leaders environnementaux se traduit par la multiplication des assassinats. Car ces militants dérangent en défendant des terres contre l’invasion des industries minières, des exploitations forestières et de l’agrobusiness. « Le nombre des attaques de leaders communautaires a augmenté depuis l’arrivée de Bolsonaro au pouvoir, et cela va jusqu’à l’occupation illégale des terres et les menaces de mort », confirme Edina Pitarelli, du Cimi (1) au Brésil.
Les militants autochtones qui défendent leur droit de vivre sur leurs terres ancestrales sont particulièrement pris pour cible en Amazonie. « On nous a menacés : “Si vous publiez votre rapport, il y va de votre vie.” En effet, on avait établi un rapport sur la négociation des contrats miniers », relate Henri Muhiya, de la Commission épiscopale pour les ressources naturelles en RDC (1). Protéger ces défenseurs environnementaux devient pourtant vital à l’heure des changements climatiques. « Ils sont en première ligne parce qu’ils luttent pour la préservation des écosystèmes. Il est urgent de les protéger », conclut Ben Leather.

 

Un sacerdoce

« Je vis avec la peur au ventre. Je suis prudent mais j’ai peur du lendemain. Souvent notre combat n’est pas compris par nos familles », témoigne Fidèle Mutchungu Mwenebatu de Tournons la page RDC (1). Les familles sont, de fait, devenues un point de pression efficace pour les États ou les entreprises afin de contraindre les défenseurs des droits humains à abandonner leur mission.

« Même si j’ai besoin de vivre, je me cache, je reste éloigné de ma famille et je n’ai que des contacts sporadiques avec mes enfants pour ne pas les mettre en danger », confie un militant du Mouvement des sans-terre (1) au Brésil, qui souhaite garder l’anonymat. « Les défenseurs vivent dans la culpabilité par rapport à leurs familles, avec la sensation de ne jamais faire assez. Ils vivent leur travail comme un sacerdoce », observe Diana Kolnikoff, psychologue clinicienne de l’ONG “Traces”, partenaire de Tournons la page.

 

Du moment que la population nous regarde et voit ce qu’on fait, elle est notre bouclier de protection, même si on vit dans la psychose permanente.

Carbone Beni, coordinateur de “Filimbi” en RDC, qui a passé un an en détention

« Si je m’occupe de ma protection, je n’aurai pas assez de temps pour les autres », affirme ainsi Oyub Titiev, du comité d’assistance civique en Russie (1) et militant tchétchène des Droits de l’homme. « J’ai reçu tellement de menaces que je ne veux pas perdre de temps, ni faire des efforts en les ayant dans l’esprit », poursuit-il. Ce militant a passé un an et demi en prison, officiellement pour avoir eu du cannabis en sa possession.

« Nous sommes des combattants et nous avons le courage de nous montrer déterminés face aux abus de pouvoir », estime Carbone Beni, coordinateur de “Filimbi” en RDC, qui a lui aussi passé une année en détention. « Du moment que la population nous regarde et voit ce qu’on fait, elle est notre bouclier de protection, même si on vit dans la psychose permanente », explique-t-il.

Être là pour les populations : ces mots reviennent sans cesse chez les défenseurs des droits humains, qui n’abandonneraient leur lutte pour rien au monde. « Même si nous avons peur, même si nous sommes espionnés par la police, même si nous n’avons pas le droit de manifester, nous poursuivons notre combat pour nous assurer que les pauvres de Phnom Penh aient voix au chapitre », affirme Soeung Saran de l’ONG STT (1) qui défend les droits fonciers des plus pauvres dans la capitale cambodgienne.

D’où la nécessité, pour le Secours Catholique, de protéger ces défenseurs des Droits de l’homme afin qu’ils fassent entendre les voix des plus démunis et travaillent pour un monde plus juste et plus égalitaire.

 
Mohammed Mostafa Fararjeh travaille à TAM (Women Media and Development) en Palestine. L'ONG est souvent confrontée à des menaces de mort ou de viols et des insultes sur les réseaux sociaux.
© Elodie Perriot / Secours Catholique
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Prévenir les risques

« Sans ces lanceurs d’alerte, on risque un recul des droits fondamentaux comme le droit de manifester ou la liberté d’expression », pense Bruno Vinay-Michon, d’AEDH. Rappelons d’ailleurs que de nombreux droits (droit du travail, droits des femmes, respect des minorités LGBT…) ont été acquis grâce à ces défenseurs des Droits de l’homme qui sont de véritables poils à gratter des démocraties.

« Sans les défenseurs des droits humains, on serait en dictature. Ils sont des vigies qui surveillent et accompagnent l’État dans la mise en place de politiques justes », poursuit Mathieu Pourchier, chargé de la protection des membres de Tournons la page. Leur protection passe avant toute chose par une action préventive : le Secours Catholique conseille à ses partenaires de faire attention à leurs bureaux et à leurs déplacements. L’association les met par ailleurs en relation avec des avocats pour prévenir d’éventuelles arrestations.

 

Nous nous protégeons contre des attaques et notamment contre le harcèlement en renforçant notre cybersécurité avec le soutien du Secours Catholique.

Dana Moss, de Physicians for Human Rights Israel

Enfin, elle insiste sur la sécurité numérique de ces militants : sécuriser les ordinateurs et les mots de passe, crypter les messages, faire attention à l’usage des réseaux sociaux… « Nous nous protégeons contre des attaques et notamment contre le harcèlement en renforçant notre cybersécurité avec le soutien du Secours Catholique », explique Dana Moss, de Physicians for Human Rights Israel.

« Outre la sécurité digitale, nous veillons aussi à prévenir nos collègues quand nous sommes rentrés chez nous, à changer nos emplois du temps, et surtout à être en lien avec d’autres ONG de confiance », précise Soeung Saran, de STT au Cambodge. « Les menaces ne sont jamais les mêmes, donc les moyens de protection doivent évoluer sans cesse. Il y a toujours des éventualités auxquelles on n’avait pas pensé et il faudra alors réagir vite », poursuit Mathieu Pourchier.

D’où la nécessité d’accompagner aussi les défenseurs des droits humains sur le plan psychologique. Tournons la page collabore avec l’ONG Traces – qui travaille sur les traumatismes psychiques liés à la violence politique – pour aider les militants à prendre de la distance par rapport à ce qu’ils vivent et à se déconnecter de leur travail.

 

Une diplomatie réactive

Au-delà de la protection préventive, le Secours Catholique et les autres associations partenaires mènent en particulier une “protection réactive”, à savoir un travail de plaidoyer et de médiatisation poussé en cas d’atteinte à l’un de leurs partenaires. L’idée est de créer une sorte de bouclier autour du défenseur des droits humains en rappelant aux États leur devoir de protection.

Pour cela, le Secours Catholique travaille étroitement avec d’autres ONG de défense des Droits de l’homme. « Nous faisons en sorte que la pression internationale publique envoie un signal fort aux autorités pour leur dire que le monde regarde et qu’elles ne peuvent pas agir en toute impunité », explique Katia Roux d’Amnesty International.

Sur le terrain, les militants des droits humains reconnaissent que ce travail de plaidoyer international porte ses fruits. « Je joue la coopération avec les autorités et je m’appuie sur les partenaires internationaux pour rendre mon combat plus visible », précise Lievin Ngondji Ongombe, militant pour l’abolition de la peine de mort de l’association Culture pour la paix et la justice en RDC. « Ma réputation internationale me protège un peu », observe l’avocat congolais Jean-Claude Katende. « Les prises de position médiatisées des partenaires ont aidé à réduire les menaces à mon encontre. »

Lina Marcela Muñoz, de l’ONG Procladé en Colombie, exprime une opinion similaire : « Le fait que nous dénoncions les crimes en tant que membre d’une plateforme collective nous aide », dit-elle. Ainsi, chaque fois qu’un défenseur des droits humains est mis en danger dans le cadre des accords de paix en Colombie, le réseau France Colombie solidarité auquel appartient le Secours Catholique se mobilise et fait entendre sa voix.

 

Malheureusement, le soutien de la diplomatie occidentale aux défenseurs des droits humains locaux à l’étranger recule.

Jade Dussart, de l’Acat

Il en est de même pour la plateforme des ONG françaises pour la Palestine, qui alerte sur les attaques contre les opposants à la politique d’occupation menée par le gouvernement israélien. « Malheureusement, le soutien de la diplomatie occidentale aux défenseurs des droits humains locaux à l’étranger recule », déplore Jade Dussart, de l’Acat.

Les ONG tentent de “rebooster” la France sur sa diplomatie des droits humains, afin de protéger les défenseurs des Droits de l’homme dans le monde. En attendant, le Secours Catholique accompagne ses partenaires du mieux qu’il peut, en alertant les autorités françaises sur la situation de défenseurs des droits humains à l’autre bout du monde pour leur permettre de poursuivre leur combat.

« Ce qui me sauve », conclut Inna, militante pour les droits des femmes en Tchétchénie, qui souhaite garder l’anonymat, « c’est que je donne mais je reçois beaucoup en échange : voir qu’une femme échappe à la violence avec ses enfants me comble et me donne la force de continuer. » Le combat pour les droits humains est toute leur vie. Et ils méritent qu’on les protège.

1. Partenaires du Secours Catholique. 2. Tournons la page est une coalition d’ONG soutenue par le Secours Catholique, qui lutte pour la démocratie en Afrique. 3. Action des chrétiens pour l’abolition de la torture. 4. Agir ensemble pour les droits humains.

Cécile Leclerc-Laurent
Crédits photos : © Christophe Hargoues / Secours Catholique, © Élodie Perriot / Secours Catholique, © Xavier Schwebel / Secours Catholique
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