Aude : après l'urgence, rester à l'écoute des plus fragilisés

Publié le 11/01/2019
Aude
 

Mi-octobre 2018, de fortes intempéries frappent le département de l’Aude. Une fois l'eau retirée, les rues déblayées, les maisons asséchées, ceux qui ont tout perdu se retrouvent face à un quotidien désorganisé et, pour les plus fragiles, dans l'isolement et le dénuement.

Pendant cinq mois, des bénévoles du Secours Catholique venus de toute la France vont à leur rencontre et les accompagnent dans la durée. Retour sur leur action.

 
Aude : après l'urgence, rester à l'écoute des plus fragilisés

« On peut dire que les gens se sont mobilisés ! »

 

Au lendemain du déluge, les bénévoles du Secours Catholique sont d’abord impuissants face à la situation, et ne peuvent que prendre contact par téléphone avec les personnes qu’ils connaissent dans les zones sinistrées, devenues inaccessibles en raison des routes coupées et des chaussées effondrées.

« On s’est vite rendus compte de l’ampleur du désastre. 200 villages touchés ! On ne pouvait pas faire face seuls », se souvient Jean-François, animateur du Secours Catholique Aude-Roussillon.

Une équipe Urgences est alors mise en place, et des volontaires des quatre coins de la France viennent prêter main forte, sur le terrain, pour aller à la rencontre des sinistrés.

« On peut dire que les gens se sont mobilisés », confirme Pierre, bénévole chargé des ressources humaines de l’équipe Urgence France.

Dans un premier temps, les besoins d’aide tant matérielle que morale sont évalués. Puis les visites à domicile commencent, à la rencontre de ceux qui ont tout perdu dans la catastrophe.

des rencontres de coeur à coeur

« Ce qui me touche beaucoup, c’est la rencontre avec les personnes, témoigne Pierrette, une volontaire. Ce sont des rencontres de cœur à cœur. »

« Une fois que le gros est passé, les médias n’en parlent plus. On peut traverser un village sans s’apercevoir de ce qu’il s’est passé, explique Claudine, une autre bénévole. C’est quand on rentre dans les maisons que l’on voit les dégâts. Les personnes se livrent un peu, elles nous remercient d’être passés ».

Les visites des bénévoles du Secours Catholique se poursuivent durant cinq mois. Un soutien nécessaire, après l’urgence et dans la durée, pour que les personnes les plus vulnérables puissent tourner progressivement la page.

Département vidéo du Secours Catholique-Caritas France
Crédits photos : © Sébastien Le Clezio / Secours Catholique
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