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En chiffres

Le fléau de la précarité énergétique

Thématique(s)
Chapô
La précarité énergétique est souvent, à la fois, le symptôme et le facteur aggravant d’une situation de pauvreté plus globale. Ses répercussions sont multiples sur la vie des ménages. Et beaucoup d’entre eux n’ont pas les moyens d’en sortir seuls.
Paragraphes de contenu
Data(s)
Image
picto maison
Donnée
4,8 Millions
Description
Le nombre de passoires thermiques que compte le parc résidentiel français. 2 millions sont occupées par des ménages modestes ou très modestes.
Image
camembert
Donnée
20%
Description
des Français déclarent avoir souffert du froid au cours de l’hiver 2021. Un froid dû, dans 40% des cas, à une mauvaise isolation thermique.
Nom
Aurélien Breuil, de l'association Solibri
Texte de la citation
Les pathologies du logement peuvent rendre malades les personnes qui l'habitent. Le froid génère stress et fatigue. Etre confronté de façon prolongée à de basses températures est source de maladies cardiovasculaires. L'humidité et la moisissure dégradent la qualité de l'air et favorisent les maladies respiratoires. Les chauffages d'appoint, au gaz ou au fuel, dégagent du monoxyde de carbone, les personnes s'exposent à des risques d'intoxication. Enfin, il y a l'impact sur la santé psychologique. On n'ose pas recevoir de visites, on a honte. On se replie sur soi, on s'isole.
Image
picto ampoule
Donnée
672 000
Description
ménages ont subi une réduction de puissance ou une coupure d'énergie de la part de leur fournisseur suite à des impayés en 2019.
Image
picto billets de banque
Donnée
De 15 000 à 60 000
Description
Transformer une passoire thermique en logement décent et peu énergivore coûte entre 15 000 et 60 000 euros. En moyenne, 40% du coût de ces travaux reste à la charge des ménages.
Nom
Clarisse, 33 ans (Oise)
Texte de la citation
Notre maison est une vraie passoire thermique. L'hiver, on jongle avec les radiateurs et un poêle à pétrole, afin d'avoir une température acceptable. Nos factures d'électricité atteignent parfois jusqu'à 280 euros par mois, alors que nos ressources dépassent à peine 1000 euros. Du coup, on fait des sacrifices sur le reste : l'alimentation, les sorties, les vêtements.
Texte

Source : Rapport de la Caisse des dépôts, mars 2021.

 

Crédits
Nom(s)
Benjamin Sèze
Fonction(s)
Journaliste rédacteur
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