À l’Île-Tudy, une colonie de vacances hors du temps
Aziz, 13 ans, vient pour la troisième fois au centre de vacances Berry-Tudy. « On ne s’ennuie jamais. C’est l’endroit que je recommande le plus ! » Une centaine d’enfants de 6 à 16 ans venus en bus de Sancerre, Bourges, Angers, Saumur, passent deux semaines en colonie en juillet. Le Secours catholique finance le séjour d’un quart d’entre eux. Situé sur la presqu’île de l’Île-Tudy (Finistère), le centre est géré par l’association Berry-Tudy.
Le projet a vu le jour en 1946, sous l’impulsion du diocèse de Bourges. Le but : permettre à des milliers d’enfants du Berry de découvrir la mer, la nature, en favorisant leur épanouissement physique, affectif, intellectuel et spirituel dans un esprit de partage. La mixité sociale est au cœur du projet de l’association qui accueille notamment des jeunes dépendant de l’aide sociale à l’enfance.
Loin des écrans, le plein d'amis
Pêche au crabe, construction de petits bateaux, initiation à la voile ou au catamaran, randonnée à pied ou encore grands jeux rythment les journées. Pour Noémie Payen, la directrice, l’objectif est de « faire rêver les enfants pour qu’ils aient envie de revenir ». C’est réussi. Certains, venus enfants, deviennent animateurs ou bénévoles.
Les 8-13 ans passent la majorité du séjour au centre ou à la plage. Les 14-16 ans restent trois jours dans une ferme de la communauté de Lanza del Vasto, quelques kilomètres plus loin. Les habitants y vivent simplement et valorisent le travail manuel. Les adolescents participent au ramassage des pommes de terre, des haricots, des aubergines, à la traite des vaches à la main, font des excursions en vélo.
« On se sent un peu plus libre loin des commerces et des petits tracas du quotidien », confie Anelya, 14 ans. « Le téléphone, on ne peut le prendre que le soir et on le rend avant de dormir. C’est mieux comme ça. » Chez les plus jeunes, tous les appareils électroniques sont interdits, pour leur permettre de se réapproprier le temps et de profiter des autres vacanciers. Perchée sur la branche d’un arbre, Anelya fredonne : « Oh à Tudy, y’a plein d’amis… »