Dérèglements climatiques : l'urgence de s'adapter
Ils ne roulent pas en voiture, ne prennent pas l’avion et, pour certains, ne mangent même pas à leur faim. Pourtant, selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 80% des personnes pauvres dans le monde – soit près de 900 millions – sont surexposées aux effets des dérèglements climatiques alors même qu'elles n'y contribuent quasiment pas. C'est aussi le constat dressé par le rapport "La crise climatique vue par les personnes qui la vivent" publié en février par le Secours Catholique.
Face à des phénomènes climatiques de plus en plus fréquents, violents et imprévisibles, les personnes pauvres voient leurs moyens de subsistance, leur lieu de vie et leur avenir menacés. Elles subissent des dommages à la fois matériels, économiques et psychologiques.
De nombreux acteurs de la société civile, dont le Secours Catholique et ses partenaires, appellent à mettre fin à cette injustice. Ils agissent au niveau local pour permettre aux plus fragiles de s’adapter. En promouvant, par exemple, des pratiques agroécologiques dans des territoires où le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire ne cesse de croître. Mais face aux enjeux sociaux-économiques, la réponse doit aussi être globale. Comment aider les plus vulnérables à s'adapter ? Comment s’assurer que les fonds alloués à l’adaptation aux changements climatiques profitent vraiment à ceux qui en ont le plus besoin ?