L'action humanitaire pour un monde plus juste et fraternel
Nous sommes tous témoins des nombreuses crises mondiales qui prennent des formes de plus en plus complexes. Face aux conflits armés, aux catastrophes naturelles, aux déplacements de populations ou encore aux urgences climatiques, l’action humanitaire permet d’apporter une aide rapide aux personnes qui en ont le plus besoin. Mais que se passe-t-il une fois l’urgence passée ? Il faut aussi accompagner les populations dans la durée et leur permettre de reconstruire. C’est dans cette continuité que le Secours Catholique-Caritas France agit avec ses partenaires locaux pour construire des solutions plus durables.
Les différences entre l'action humanitaire et l'aide caritative
L’action humanitaire répond à une situation de crise. Elle intervient rapidement (souvent pour une période limitée) pour protéger les personnes et répondre à leurs besoins les plus urgents. Après une guerre, une catastrophe naturelle ou une autre crise majeure, il peut s’agir de fournir de la nourriture, de l’eau potable, des soins médicaux d’urgence ou un abri temporaire. Ces urgences internationales demandent une mobilisation immédiate pour éviter que les situations les plus fragiles ne s’aggravent.
L’action caritative s’inscrit dans une démarche plus large et peut se poursuivre dans le temps. Le mot « caritatif » vient du latin caritas, qui signifie « charité ». Il renvoie à une action de solidarité destinée notamment à soutenir les personnes les plus démunies et à lutter contre la pauvreté et l’exclusion.
Le Secours Catholique-Caritas France agit sur ces deux fronts. L’association accompagne les personnes fragilisées au quotidien et se mobilise lorsque des crises humanitaires surviennent pour aider les victimes à retrouver leur autonomie.
Les différentes actions humanitaires sur le terrain
Sur le terrain, l’aide humanitaire s’adapte aux besoins des populations et à la nature de chaque crise. L’assistance matérielle permet de distribuer des couvertures, des vêtements, des kits d’hygiène ou de mettre en place des hébergements temporaires. Au Liban, par exemple, l’ONG Basmeh & Zeitooneh a assisté plus de 90 000 personnes déplacées par la guerre en leur apportant notamment des kits d’hygiène.
À Bukavu, en République démocratique du Congo, les équipes de Caritas Bukavu vont à la rencontre de populations difficiles à atteindre en raison des conflits. Grâce à son réseau de paroisses, l’association peut leur apporter une assistance alimentaire (distribution de nourriture, d’eau potable, de compléments nutritionnels) pour soutenir des familles touchées par la guerre et la malnutrition.
Les crises fragilisent aussi profondément la santé physique et psychologique des populations touchées. L’aide médicale et paramédicale permet d’apporter des soins, des médicaments, mais aussi un accompagnement psychosocial. En Ukraine, le Secours Catholique soutient notamment des centres et des équipes mobiles qui accompagnent les enfants et les personnes en situation de handicap. « Nous veillons à apporter un réconfort et un soutien moral aux plus vulnérables. Ils ont besoin qu’on les aide à tenir le coup et à faire face à leurs traumatismes d’anxiété. Car derrière les destructions, il y a le moral des gens », explique Lucas Daumer-Chanut, chargé de projet urgences en Ukraine pour le Secours Catholique.
Sur le terrain, des professionnels apportent une assistance technique pour rétablir des infrastructures, organiser la logistique ou former les acteurs locaux. Ainsi, ces actions humanitaires apportées dans l’urgence préparent aussi le retour à une vie plus stable et la reconstruction des communautés.
Les acteurs de la solidarité internationale et le modèle du réseau Caritas
Les ONG interviennent directement auprès des populations pour répondre aux besoins les plus urgents. Les États et les collectivités publiques apportent des financements, des moyens matériels ou un soutien institutionnel aux actions dans le monde.
À l’échelle internationale, l’ONU joue un rôle important de coordination lorsque les capacités locales ne suffisent plus à répondre à l’ampleur d’une crise. Cette institution facilite la coopération entre les différents acteurs et s’appuie sur des agences spécialisées, comme le Programme alimentaire mondial (PAM), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) ou le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
À leurs côtés, le réseau Caritas Internationalis s’appuie sur 165 organisations présentes sur les cinq continents, au plus près des populations. Cette implantation permet de s’appuyer sur des acteurs locaux qui connaissent les réalités de leur territoire et sont en mesure d’agir auprès des populations.
Le Secours Catholique-Caritas France s’inscrit dans ce réseau pour répondre aux crises internationales, mais aussi accompagner les communautés dans la durée. L’association défend une manière d’agir fondée sur la participation des personnes accompagnées. Il s’agit de construire les réponses avec elles, de soutenir leurs initiatives et de renforcer leur autonomie.
De l'aide d'urgence au développement durable : reconstruire main dans la main
Une fois les premiers besoins d’urgence couverts, les populations touchées doivent pouvoir reconstruire leur vie, retrouver leurs moyens de subsistance et la possibilité de construire leur avenir.
Le Secours Catholique-Caritas France accompagne ce développement en soutenant des projets construits avec les populations locales. En Haïti, après les séismes, il participe ainsi à la reconstruction d’habitations et d’écoles en associant les communautés à ces initiatives.
En Côte d’Ivoire, l’association soutient Caritas Katiola qui accompagne des groupements de femmes agricultrices dans le développement de pratiques agroécologiques. Dans cette région où l’accès à l’eau potable peut être compliqué, ces femmes agricultrices se forment à de nouvelles méthodes pour mieux produire, réduire certaines dépenses et renforcer leur autonomie face au changement climatique.
Près de deux ans après le lancement du projet, les premiers résultats sont encourageants. « Nous mangeons bien maintenant, sans produits chimiques, et nos récoltes se conservent plus longtemps. Nous arrivons aussi à économiser de l’argent car nous n’avons plus besoin d’acheter d’engrais », témoigne une participante.
Le Secours Catholique soutient plus largement des pratiques agricoles adaptées aux évolutions du climat et à la gestion de l’eau, notamment via le programme Communautés résilientes (CoRe). Celui-ci accompagne des initiatives en Afrique, en Amérique latine et en Asie dans 15 pays, tout en portant un plaidoyer pour la justice climatique. Au Bénin, Caritas Parakou a créé en 2013 une retenue d’eau de cinq hectares près de Yébessi. Cette réserve permet de mieux gérer l’eau et d’abreuver les troupeaux.
Derrière ces projets, une même conviction : chacun doit pouvoir agir sur son avenir dans le respect de sa dignité, de ses droits et de sa spiritualité. Le Secours Catholique défend notamment le droit des peuples autochtones à vivre sur leurs terres et à préserver leurs modes de vie.
Chacun peut faire vivre cette fraternité, à son échelle. Vous pouvez, vous aussi, agir avec les plus fragiles en devenant bénévole ou en soutenant les actions humanitaires du Secours Catholique-Caritas France par un don, ponctuel ou régulier. Encadrés par le label Don en Confiance, vos dons financent des projets sur le terrain pour améliorer le quotidien de nombreux bénéficiaires.