Mgr Pontier, nouveau président des évêques

Publié le 18/04/2013
Marseille
 

Mgr Georges Pontier a été élu président de la Conférence des évêques de France mercredi 17 avril. L’évêque de Marseille est connu pour son engagement auprès des pauvres et dans le dialogue interreligieux.

« La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Matthieu 11,5). Voilà la devise du nouveau président de la Conférence des évêques de Francee (CEF), Mgr Georges Pontier. Mercredi 17 avril, l’archevêque de Marseille a été élu par l’assemblée plénière de la CEF pour succéder à Mgr André Vingt-trois, archevêque de Paris.

Pour Xavier Blanc, vice-président de la délégation marseillaise du Secours Catholique, « c’est une très bonne nouvelle » ! Mgr Pontier est proche de la délégation depuis son arrivée, en 2006, dans la cité phocéenne. Avant cela, le prélat, ordonné en 1966 à Albi, avait reçu la charge épiscopale dans le diocèse de La Rochelle et Saintes durant dix ans (1996-2006), et dans celui de Digne pendant huit ans (1988-1996).

« C’est un homme de prière, empreint d’humilité », continue Xavier Blanc. Dernièrement, Mgr Pontier a marqué son diocèse par son engagement auprès des Roms. « Il y a deux ans, des Roms s’étaient installés dans une église sous avis de péril – qui menaçait de s’écrouler – en plein hiver, se souvient Xavier Blanc. L’archevêque a très vite réagi en ouvrant un bâtiment du diocèse pour les accueillir. »

Xavier Blanc ajoute : « Il est attentif et encourageant face aux idées qui peuvent naître dans son diocèse. Il nous accompagne beaucoup dans notre mission envers les plus pauvres », allant même jusqu’à se joindre aux tournées mobiles de nuit de l’association de temps en temps.

La fraternité est son mot d’ordre. En 2006, alors qu’il présente un message du Conseil permanent de la CEF à propos des élections de 2007 intitulé Qu’as-tu fait de ton frère ?, Mgr Pontier insistait : « Ce cri-là est un appel pour changer nos modes de vie. »

Quelques années plus tard, en 2010, il déclarait lors d’une université d’été de l’Assomption : « Pour mieux approcher l’autre, il faut le connaître. » Cette vision de la relation humaine l’a amené à s’engager avec ferveur dans le dialogue interreligieux.

À nouveau à l’occasion d’une élection – les législatives en 2012 cette fois-ci –, Mgr Pontier a martelé « l’urgence d’inscrire la fraternité humaine dans les objectifs prioritaires et de la considérer comme un des critères décisifs de la justesse de nos entreprises, de nos choix et de nos actions, tant personnels que collectifs ».

Ce jour-là, devant un parterre d’élus, lors du Vœu des échevins, Mgr Pontier a expliqué : « Derrière le mot fraternité, il y a à la fois l’horizon à atteindre et le chemin pour y parvenir. Rien de juste ni de durable ne pourra se faire en restreignant les limites de l’exercice de la fraternité, ni en dressant des catégories de populations les unes contre les autres au sein d’un pays, en Europe comme dans le monde. La fraternité humaine est une réalité avant d’être un sentiment. »

Sophie Lebrun
© PhotoPQR/La Provence/Cyril Sollier
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