Inondations dans le Sud-Est : les bénévoles mobilisés et 50 000 euros débloqués

Publié le 22/01/2014
Var
 

Les équipes locales du Secours Catholique ont commencé lundi à cartographier les dégâts causés par les inondations du Var, qui ont fait deux morts et plusieurs dizaines de millions de dégâts. Avec le souci de ne pas oublier les zones isolées et parfois négligées.

Les inondations dans le Var du week-end dernier ont provoqué la mort de deux personnes. L’état de catastrophe naturelle sera déclaré dans les quinze jours, ce qui favorisera les demandes d’indemnisation des habitants. Au total, 1 500 personnes ont dû être évacuées et le montant des dégâts pourrait s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros. Le Secours Catholique a décidé de débloquer une somme d’urgence de 50 000 euros à la délégation du Var.

Les Alpes-Maritimes ont également été touchées, mais dans une moindre mesure. D’après Adélaïde Bertrand, la déléguée du Secours Catholique dans ce département, les orages et coulées de boue qui s’en sont suivies ont principalement atteint les infrastructures routières.

Torrents de boue dans les rues de La Londe-les-Maures

La délégation du Var, qui s’était déjà mobilisée lors des inondations meurtrières de 2010 (23 morts, deux disparus), est actuellement à la recherche d’un local qui ferait office de poste de coordination.

Elle espère installer ce poste au village de La Londe-les-Maures, commune la plus spectaculairement touchée et située au centre de la zone qui court de Hyères au Lavandou, où les sinistres seraient les plus graves. « L’objectif est de ne pas être trop loin des personnes touchées, afin que nos bénévoles puissent les rencontrer chez eux », explique Anne Greff, responsable des urgences de la délégation.

Cette année, contrairement à celles de 2010, les inondations ont frappé jusque dans les centres villes – à Hyères, Roquebrune-sur-Argens, etc. La Londe-les-Maures a ainsi essuyé les assauts, dans ses rues, de torrents de boue qui ont emporté des voitures, des bateaux et le mobilier des maisons.

Une évaluation des dégâts par trois binômes du Secours Catholique du Var a commencé hier autour de La Londe-les-Maures. Leur intervention avait été retardée par la fermeture de certaines routes, maintenant rouvertes.

Populations vulnérables dans la vallée du fleuve Argens

Les équipes du Secours Catholique envisagent par la suite d’examiner de plus près la situation de la vallée du fleuve Argens, régulièrement touchée par des inondations. Anne Greff a gardé en tête les inondations de 2010, particulièrement dévastatrices dans cette partie du département : « Les villages autour de l’Argens, près de Fréjus, sont très touristiques. Ceux qui ont les moyens y habitent. Mais les autres sont obligés de vivre dans des conditions très précaires. Ils logent sous des tentes ou des bungalows à l’extérieur des villages, dans des zones maraîchères inondables. En 2010, on avait retrouvé des travailleurs immigrés réfugiés dans les arbres… »

Anne Greff espère que ces populations vulnérables ne seront pas oubliées : « Ce sont les zones isolées qui sont les plus touchées et celles-ci ne sont pas médiatisées. »

Des bénévoles du Secours Catholique formés à l’écoute de personnes en situation de détresse psychologique iront frapper aux portes des sinistrés dans les jours à venir pour évaluer leurs besoins. Des aides d’urgence pourront être débloquées au cas par cas, principalement des produits d’électro-ménager et de literie : machine à laver, frigidaire... Mais l’essentiel du travail des bénévoles consistera à être présent avec ces personnes sur le long terme pour les aider . « Par binôme, les membres du Secours Catholique accompagneront les habitants sinistrés le temps qu’il faudra, et certainement au delà de la simple reconstruction », explique Pierre Cocq, chargé de la communication de la délégation.

Pierre Wolf-Mandroux
@ Franz Chavaroche/MaxPPP
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