Jean-François : « Il y avait deux mondes qui ne devaient pas se rencontrer »

Jean-François : « Il y avait deux mondes qui ne devaient pas se rencontrer »

Publié le 03/07/2016
 

Hédia, Maria-Christine, Gabriela, Claude et bien d’autres... Ils sont les visages du Secours Catholique. Cet été, ils se dévoilent en vidéos, nous racontent leur parcours et ce qui les a amenés à rejoindre l'association. Troisième rencontre avec Jean-François.

 
Jean-François : « Il y avait deux mondes qui ne devaient pas se rencontrer »
Jean-François

« Il y avait deux mondes qui ne devaient pas se rencontrer »

 

Chez Jean-François, ses parents et son frère, l’accueil familial de vacances est une tradition. Tout a commencé quand Jean-François était enfant : ses parents ont accueilli un jeune garçon, Stéphane, pendant les vacances scolaires.

Au fil des ans, Stéphane est devenu comme un membre de la famille. C’est tout naturellement que Jean-François lui a demandé, des années plus tard, d’être son témoin de mariage.

Aujourd’hui, Jean-François a 45 ans. Avec sa femme, ils accueillent à chaque vacances scolaires un enfant que les parents ne peuvent pas faire partir en vacances. Ils lui font découvrir leur univers et découvrent le sien.

Pour Jean-François, cette confrontation d’univers très différents est un enrichissement mutuel, qui lui permet à sa famille et lui de porter un regard plus juste sur le monde.

En savoir plus sur l'accueil familial de vacances

 
Jean-François : « Il y avait deux mondes qui ne devaient pas se rencontrer »
Claude

« La prison c'est un lieu hors du temps »

 

 

« En prison, il n'y a pas de Monsieur, ils n'y a pas de Madame, il y a un nom et un numéro d'écrou. » Claude a 78 ans, mais il en a passé 25 derrière les barreaux.

Il a purgé sa peine et est aujourd’hui libre. Mais le chemin n’a pas été facile. Déshumanisation, manque de respect, rejet de la société... Il nous raconte ce qu’il a vécu et son combat pour se réinsérer quand la société ne le voit que comme un ex­détenu, et non un être humain.

Il a eu la chance, dans son malheur, de pouvoir compter sur une amie et quelques personnes qui ont vu en lui beaucoup plus qu’un rebut de la société. Qui ont vu en lui une personne aussi digne d’attention que n’importe qui. Aujourd’hui, il accompagne à son tour d’anciens détenus à leur sortie de prison.

 

 
Jean-François : « Il y avait deux mondes qui ne devaient pas se rencontrer »
Hédia

« Ça m'a donné envie de faire plein de choses »

 

« Ce sont mes soeurs, mes copines, c'est ma deuxième famille », explique Hédia en commentant une photo du Groupe de femmes du Secours Catholique local qu'elle a rejoint il y a quelques années.

Tunisienne, âgée 52 ans, Hédia est arrivée en France avec ses deux enfants en bas âge en 2002. Elle quittait alors tout ce qu’elle connaissait : son pays, sa famille, ses amis. Et s’est retrouvée isolée chez elle, sans personne à qui parler ou pour l’aider à s’intégrer dans son nouveau pays.

En intégrant ce Groupe de femmes, Hédia a retrouvé une vie sociale. « Je me sentais à nouveau intéressante, confie-t-elle. Ça m'a redonné la joie de vivre, l'envie de faire plein de choses. Je suis devenue bénévole au Secours Catholique et j'ai fini par trouver du travail. »

Deux mamies sourient bras-dessus bras-dessous
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