Mali : la défense d’une population en danger

Publié le 05/03/2013
Mali
 

La France a envoyé ses troupes défendre Bamako menacée de tomber aux mains de terroristes. Un geste fraternel que de nombreux chrétiens, malgré leur horreur de la guerre, approuvent.

La mission des 4 000 soldats français dépêchés au Mali pour chasser les groupes terroristes – qui contrôlaient le nord du pays depuis près d’un an – doit s’achever au mois de mars.

Le président de la République l’a annoncé, ajoutant « si tout se passe bien ». Gao, Tombouctou et Kidal ont été libérées mais l’ennemi s’est replié dans l’immense désert montagneux où il lui est facile de se cacher. Les soldats africains prennent progressivement le relais de l’armée française et les Nations unies promettent d’envoyer des Casques bleus pour sécuriser la zone.

Pour les chrétiens, la guerre doit être évitée autant que possible. Interrogé sur RCF deux semaines après le début de l’intervention française sur le sol malien, François Soulage, président du Secours Catholique, a répondu qu’« on ne pouvait pas courir le risque de voir des extrémistes prendre le pouvoir à Bamako. Il fallait défendre un État et une population en danger ».

Parlant d’une « réelle fraternité » avec le peuple malien, le président Soulage a fait valoir la nécessité d’aller « au secours des victimes de tyrans s’abritant derrière une vision fanatique de la religion musulmane ». Financés par de l’argent sale, leur pouvoir aurait provoqué le retour de l’esclavage et de l’ignorance. « La France a pris un vrai risque, seule, mais je pense qu’il fallait le prendre. »

 

Jacques Duffaut
© Simone Stefanelli/Caritas Internationalis
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