Urgence : la région nancéienne inondée

Publié le 22/05/2012
Nancy
 

Après les graves inondations de la nuit du 21 au 22 mai, le Secours Catholique se mobilise à Nancy pour prêter main-forte aux sinistrés et aux municipalités confrontées à la catastrophe.

Dans un village du Sud nancéien, un bénévole du Secours Catholique a constaté mardi matin que la rivière frôlait « seulement » le tablier d’un pont. Dans l’Est nancéien, secteur le plus touché car dans une cuvette, le délégué du Secours Catholique a constaté « un paysage hallucinant où tout est défoncé ». Les habitants ont sorti leurs meubles sur le trottoir. « La solidarité est impressionnante », observe la responsable d’une équipe du Secours Catholique.

Inondé, le vestiaire est prêt à faire face

À Saint-Max, dans la banlieue Est de Nancy, la mairie a fait appel aux bénévoles du Secours Catholique pour aider, dans un premier temps, au nettoyage des maisons inondées.

Jeudi 24 mai, les autorités municipales ont demandé aux bénévoles d’aider au tri des vêtements et des meubles destinés aux sinistrés de Saint-Max. Ce jeudi également, l’équipe des bénévoles sur le terrain se renforçait avec des personnes venues de toute l’agglomération nancéienne.

À Essey, la mairie pourvoit par elle-même à l’essentiel des besoins des foyers inondés. L’équipe du vestiaire du Secours Catholique, vestiaire lui-même inondé, a commencé à remettre le local en état, tout en se tenant prête à ouvrir si des besoins de draps ou d’autres textiles se font sentir.

Quelques bénévoles du Secours Catholique ont toutefois été mobilisés par la mairie d’Essey pour aller rencontrer des habitants parmi les 800 qui ont appelé la municipalité. L’un de ces bénévoles, Gérard, a par exemple pour mission de signaler les difficultés matérielles ou psychologiques consécutives à l’inondation.

Torrents de boue dans les caves

Les précipitations de la nuit du 21 au 22 mai ont battu un record absolu à Nancy. Il a plu en une heure ce qu’il tombe habituellement en un mois, a indiqué le préfet de Meurthe-et-Moselle, Raphaël Bartolt. Les sols déjà gorgés d’eau depuis plusieurs semaines ont aggravé le ruissellement et provoqué les inondations, a précisé le préfet. Deux cents pompiers ont mené près de 800 interventions, durant toute la nuit.

Des milliers de foyers ont été privés d’électricité, d’innombrables caves ont été submergées avec une grande rapidité. Une dame âgée surprise par la montée de l’eau est décédée dans sa cave. Des routes ont été défoncées par des torrents de boue. Christian Larondola, boulanger à Saint-Max, n’a pas pu approcher de sa boutique, repoussé à 2 h du matin par un torrent d’eau et de boue. Trois heures plus tard, il n’a pu que constater d’énormes dégâts.

Heureusement, rapporte le délégué du Secours Catholique de Nancy, en pleine nuit, la plupart des personnes étaient à l’étage, tandis que les caves recevaient les torrents de boue.

 

François Tcherkessoff (avec AFP)
© PhotoPQR/L’Est Républicain/Alexandre Marchi/Maxppp
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