Cyclone au Bangladesh : l’anticipation a protégé la population

Publié le 17/05/2013
Bangladesh, Birmanie
 

Jeudi 16 mai, le cyclone Mahasen a frappé les côtes bangladaises et la Birmanie. Depuis plusieurs jours, les Caritas de ces deux pays d’Asie se préparent en avertissant la population.

De fortes précipitations, des vents très violents… le cyclone Mahasen, en atteignant les côtes du Bangladesh jeudi 16 mai, a provoqué la mort de onze personnes. Dans les régions du sud-est du pays qui donnent sur la baie du Bengale sur les bords de l’océan Indien, plus d’un million d’habitants avaient été déplacés les jours précédents. Des dégâts matériels sont déjà à déplorer : au moins 15 000 habitations sommaires ont été détruites, affectant environ 40 000 personnes. La Birmanie, pays voisin, a été moins touchée, le cyclone ayant rapidement perdu de sa puissance une fois les côtes atteintes.

Dès le début de la semaine, les autorités ainsi que les associations humanitaires, dont les Caritas locales, ont mis en place plusieurs dispositifs préventifs pour faire face au cyclone. Ces deux pays ont une grande expérience de ce type de catastrophe. Depuis le cyclone Nargis, survenu il y a tout juste cinq ans, la Caritas Birmanie a formé des équipes d’interventions pour prévenir la population et anticiper les besoins avant l’arrivée d’un cyclone, et répondre aux urgences après son passage.

Abris anti-cyclones

Le Bangladesh, quant à lui, est reconnu pour sa préparation en matière de désastres climatiques. Dès les années 1990, la Caritas locale soutenue par le Secours Catholique a construit des abris anti-cyclones pour protéger la population. Aujourd’hui, 242 existent sur 11 districts côtiers grâce à la Caritas. Au total, le pays en compte près de 3 770.

« Les habitants s’y sont réfugiés quelques heures avant l’arrivée du cyclone Mahasen, explique Yoann Maldonado, chargé de projets Urgences du Secours Catholique pour l’Asie. À l’intérieur, ils disposent d’eau et de nourriture ainsi que d’un accès à des soins médicaux de base si besoin. Ils en sortent après un ou deux jours, une fois la menace passée. »

Les équipes de Caritas dans les régions touchées, comme dans le Chittagong situé au sud-est du Bangladesh, ont prévu des réserves d’argent pour subvenir aux besoins dans les jours à venir, mais aussi des stocks de nourriture comme du riz, des biscuits et de l’eau. Des groupes de bénévoles spécialement formés pour constater les dégâts une fois le cyclone passé sont déjà en alerte.

Formation de préparation aux catastrophes

En outre, chaque projet de développement soutenu par le Secours Catholique au Bangladesh inclut une préparation aux catastrophes. Pour Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours Catholique, qui se trouvait récemment en mission au Bangladesh, « le travail d’anticipation et de réduction des risques en amont des cyclones a réellement permis de protéger la population ».

« En 1991, le cyclone Gorki a provoqué la mort de 138 000 personnes dans ce pays, alors qu’en 2007, le cyclone Sidr de puissance comparable a fait 3 500 victimes », souligne-t-il.

Sophie Lebrun
© Yoann Maldonado/Secours Catholique
Caritas Jerusalem en soutien à Gaza
Plus d'informations
Situations d'urgence en France
# sur le même thème