Henri et Georges : l’accompagnement au plus près des personnes

Publié le 05/08/2014
Isère
Henri et Georges : l’accompagnement au plus près des personnes
 

Quelles sont les spécificités de l’activité de l’équipe de La Côte-Saint-André ?

Henri Ramus : Nous recevons beaucoup de Macédoniens et de Tunisiens. Nous nous occupons également de personnes en très grand difficulté, des personnes sans domicile fixe, des personnes qui logent dans leur voiture. Ils ne sont pas très nombreux. Ce sont des situations difficiles qu’il faut accompagner sur le long terme. Ce sont des personnes qui ont perdu leur emploi, parfois leur logement. Grâce à des bons d’essence, nous leur permettons de se déplacer, de rechercher un travail. Nous leur fournissons également des chèques-services avec lesquels ils peuvent faire leurs courses au supermarché.

Par exemple, nous aidons une personne originaire de République Tchèque qui vit depuis de nombreuses années en France. Nous l’accompagnons dans ses démarches, notamment pour obtenir le Revenu de solidarité active (RSA) auquel il a droit. Nous l’avons également aidé à régulariser les papiers de son véhicule (certificat de conformité contrôle technique, etc.)

Votre bénévolat vous amène-t-il à vous investir plus personnellement auprès des personnes en difficulté, en dehors de l’action que vous menez au Secours Catholique ? 


Georges Vauthier : Oui. Je pense notamment au cas de ce couple de Macédoniens avec trois enfants qui avaient peur d’être chassés de France parce qu’ils n’avaient plus de permis de séjour. Ils sont d’abord partis pour l’Italie et sont maintenant en Allemagne. Nous les avons beaucoup aidés, en partie en dehors du Secours Catholique, avec d’autres partenaires et notamment dans le cadre de la paroisse. Notre équipe était très travailleuse, mais certains bénévoles n’auraient pas été d’accord pour aller aussi loin dans l’accompagnement.

Henri Ramus : Il y a aussi la situation de Laurent* qui vivait seul à La Côte-Saint-André, même s’il a deux frères, qui avait du mal à gérer son argent. Il avait effectué plusieurs séjours à l’hôpital psychiatrique et ne pouvait plus vivre seul. Georges l’a accompagné au moment de sa mise sous tutelle et durant son hospitalisation. Il va le visiter de temps en temps maintenant qu’il est installé définitivement dans une maison de retraite et de soins psychiatriques.

Êtes-vous “attaché” à certaines personnes que vous accompagnez ? 


Georges Vauthier : Oui, je pense qu’on s’attache à certaines personnes. C’est vrai que, dans mon cas, je suis très attaché à Laurent. Il est tellement seul. Il m’a dit un jour que sa vie avait été un chemin de croix ! Je vais le voir parce qu’il n’a personne qui vient le visiter en dehors de ses frères qui viennent de temps en temps. Ça lui fait plaisir.

Interview réalisée par Josyane H.

* Le prénom a été modifié.

Retrouvez toutes les actions du Secours Catholique de l’Isère sur son site web

 
© Xavier Schwebel/Secours Catholique
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