Inondations dans le sud : les bénévoles à pied d’œuvre

Publié le 01/10/2014
Gard, Hérault
 

Ces derniers jours, les départements du Gard et de l’Hérault ont été sinistrés par les intempéries. Les bénévoles du Secours Catholique sont mobilisés pour aider et réconforter.

Après le Gard, dont plusieurs communes ont été inondées le 20 septembre dernier, c’était au tour de l’Hérault de subir, dans la nuit de lundi à mardi dernier, de très importantes précipitations, de l’ordre de 300 litres au mètre carré, selon Météo France.

Dans l’Aude, où la délégation se tenait prête à intervenir suite à une alerte aux crues, les pluies ont fait peu de dégâts contrairement aux départements de l’Hérault et du Gard pour lesquels un décret de catastrophe naturelle sera proposé la semaine prochaine en conseil des ministres et devrait concerner une soixantaine de communes.

Fort heureusement aucune victime humaine n’est à déplorer. Toutefois les dégâts sont très importants. La délégation de Montpellier met actuellement en place une évaluation des besoins menée par ses bénévoles. Deux par deux, ils se rendent auprès des personnes sinistrées pour les écouter et prendre la mesure des dommages subis. Une procédure engagée il y a une dizaine de jours par la délégation du Secours Catholique de Nîmes.

« Les gens étaient toujours contents de nous voir, de nous raconter ce qu’ils ont vécu », explique Lucie Jeannin, salariée au siège du Secours Catholique et présente ces derniers jours à Alès. Là, elle a accompagné certains bénévoles lors de leurs visites à domicile. « Lors des sinistres, le soutien moral est tout aussi essentiel que l’aide matérielle », explique Thierry Cuénot, responsable des urgences France au Secours Catholique. Sur ce point, la délégation du Gard travaille à réduire les traumatismes en étroite collaboration avec l’association "Solidarité homéopathie" composée de médecins bénévoles.

Voitures hors d’usage

Trois « postes de commandement » (PC) ont été implantés au plus près des zones sinistrées par les inondations du 20 septembre : A Alès, à Saint-Hippolyte du Fort et à Saint-Laurent le Minier. Les bonnes relations du Secours Catholique avec les Centres communaux d’action sociale (CCAS) ont permis de croiser les informations et d’agir en complément. « Le besoin le plus urgent est de réaménager les habitations avec de l’électroménager, de la literie, indique Eric Thimel, délégué du Secours Catholique de Nîmes. A Saint-Hippolyte et à Saint-Laurent, de nombreuses voitures sont hors d’usage. En lien avec les municipalités et les autres associations, il nous faut trouver une solution à ce besoin de mobilité. » N’étant pas assurés « tous risques », de nombreux propriétaires ne seront pas dédommagés de la perte de leur véhicule.

Le repérage des besoins pourrait être terminé la semaine prochaine, estime Eric Thimel. Au côté des bonnes volontés locales, citons les bénévoles de la délégation de Montauban qui répondent immanquablement présents à toutes les urgences de la région. Ils étaient notamment présents l’an dernier dans le Var ou à Saint-Béat. Cette année encore, leur présence est très appréciée.

 

Jacques Duffaut
Crédits photos: © Lionel Charrier - MYOP / Secours-Catholique
Caritas Jerusalem en soutien à Gaza
Plus d'informations
Situations d'urgence en France
# sur le même thème