Marion : « Rencontrer les Roms a renforcé mon envie de les aider »

Publié le 28/10/2014
Grigny
Marion : « Rencontrer les Roms a renforcé mon envie de les aider »
 

« Mardi soir, j’ai accompagné Évangeline et Carla au bidonville de la Folie à Grigny. Ses habitants devraient être expulsés dans les jours à venir. L’association Pôle d’exploration des ressources ubaines(Pérou) travaille dans ce bidonville en créant des installations pour en faire un lieu de vie plus agréable et ouvert. Ainsi, elle a organisé un festival de cinéma durant la première semaine de juillet.

Les familles et les personnes de l’association étaient rassemblées au centre du bidonville, sur une place faite de palettes et protégée par un voilage composé de différents tissus colorés, rappelant les longues jupes des femmes.

C’était la première fois que j’allais dans un bidonville. Plusieurs choses m’ont marquée : le terrain était propre, il y avait très peu de déchets. Le sol était recouvert de copeaux de bois, et les chemins étaient couverts par des tapis ou des palettes. Nous avons été très bien accueillies, les habitants sont venus nous saluer, ils nous ont proposé des chaises et de l’eau.

Violetta, qui a 15 ans, m’a dit qu’elle rêvait d’être avocate

Nous avons d’abord discuté des actions de l’association, puis je suis allée voir des filles de mon âge qui vivent ici. Elles sont scolarisées et elles parlent français, nous avons donc pu discuter ensemble. Je les ai trouvées courageuses et ambitieuses, pour elles l’école est vraiment quelque chose d’important et elles veulent toutes faire des études : Violetta, qui a 15 ans, m’a dit qu’elle rêvait d’être avocate.

D’autres enfants étaient fascinés par mes cheveux blonds et mes yeux bleu-gris ! Ils ont commencé à m’apprendre les danses traditionnelles des hommes et des femmes. Ils chantaient et dansaient avec un sourire imperturbable, au milieu des cabanes. C’était à la fois magique, surprenant et déconcertant. Les femmes me demandaient si j’étais mariée et si j’avais des enfants. La plupart étaient étonnées quand je leur donnais mon âge, et elles s’inquiétaient que je sois venue sans ma maman !

Au moment de partir j’étais triste et je me demandais ce que deviendraient ces familles après l’expulsion, et si les enfants continueront d’aller à l’école. Et cela n’a fait que renforcer mon envie de les aider ! »

Retrouvez toutes les actions du Secours Catholique de Paris sur son site web.

Crédit photo : © Elodie Perriot/Secours Catholique-Caritas France
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