Philippines : un rétablissement en bonne voie

Publié le 10/11/2014
Philippines
Philippines : un rétablissement en bonne voie
 

Un an après le passage meurtrier du super-typhon Haiyan, les Philippines se relèvent plus vite que prévu. Grâce à l’énergie du peuple philippin et à la mobilisation de donateurs du monde entier parmi lesquels ceux du Secours Catholique-Caritas France.

La période d’urgence devait durer un an. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) a décidé d’en fixer la fin au mois de juillet, quatre mois plus tôt que prévu.

Le 8 novembre 2013, la partie centrale de l’archipel des Philippines avait subi le plus puissant typhon jamais enregistré. Le bilan était, lui aussi, catastrophique : 9 000 morts ou disparus, plus de 4 millions de personnes déplacées, plus d’1 million de maisons endommagées ou détruites, l’anéantissement des moyens de subsistance de plus de 5 millions de personnes.

La rapidité avec laquelle le peuple philippin s’est relevé tient en particulier à deux facteurs. Le premier est l’énergie et la solidarité déployées par les sinistrés eux-mêmes dans un élan d’entraide généralisé. Le second tient à la générosité des donateurs du monde entier. Ainsi, le réseau Caritas a recueilli 80 millions d’euros, dont 2 millions du Secours Catholique-Caritas France. Des sommes qui ont permis d’apporter des réponses rapides et adaptées.

Réduction des risques de catastrophe

Dans la phase de reconstruction (de un à deux ans), le réseau Caritas s’est réparti les zones géographiques des neuf diocèses sinistrés. Le Secours Catholique a concentré son action sur l’île de Panay, diocèse de Kalibo, afin de remettre sur pied l’habitat, de relancer les moyens de subsistance et de réduire les risques liés aux catastrophes.

« Nous aidons à reconstituer le tissu social et économique en préconisant, par exemple, de meilleures façons de cultiver la terre, explique Yoann Maldonado, chargé de mission au département Urgences internationales du Secours Catholique. Nous voulons également améliorer les voies de communication et les transports. Enfin, nous privilégions une extension des filières agricole et pêche. »

Pour se protéger contre les prochains typhons, le réseau mondial Caritas « sensibilise la population à la réduction des risques de catastrophe, notamment en les incitant à construire des maisons plus résistantes, mais aussi en les formant au secourisme et à des systèmes d’alerte aux ouragans ». Les programmes de réhabilitation et de formation des Caritas bénéficieront directement à près de 100 000 personnes.

Jacques Duffaut


Un projet pilote pour des maisons solides et des charpentiers plus compétents

Au delà de la réponse urgente à la détresse des populations de l’île, le Secours Catholique-Caritas France s’est engagé dans un projet pilote de reconstruction de maisons résistantes au Typhon. Développé sur l’île de Panay, dans le diocèse de Kalibo, en partenariat avec la Caritas locale, le projet financé à hauteur de 86 500 euros par le Secours Catholique, consiste à reconstruire une dizaine de maison avec les habitants, en s’assurant d’un transfert de compétence auprès des populations.

Lancés en mai 2014, les chantiers ont d’ores et déjà abouti. . Il décrit le travail réalisé avec l’aide de : « 10 maisons résistantes aux cyclones et adaptées aux inondations ont été construites grâce au partenariat avec l’association CRATerre, laboratoire de recherche français et architecte du développement durable. Les charpentiers et contremaitres recrutés sur place maîtrisent désormais mieux les techniques locales, la culture de construction locale sur laquelle se sont basés les architectes montre ses avantages et sa pertinence, et une relation de confiance a commencé à s’établir avec la population. », témoigne Yoann Maldonado, chargé de mission au pôle Urgences internationales du Secours Catholique-Caritas France.

Yves Casalis
Crédits photos: ©Hardy/CRS
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