Plaidoyer : François Soulage reçu à l’Élysée

Publié le 11/06/2012
France
 

Le président du Secours Catholique s’est entretenu lundi matin avec Hayet Zeggar, conseillère sociale auprès de François Hollande, pour plaider la cause des plus démunis.

François Soulage a rencontré ce lundi matin 11 juin l’un des trois conseillers sociaux du nouveau président de la République, François Hollande. « J’ai attiré l’attention de Hayet Zeggar sur trois points principaux : la question des minima sociaux, celle du logement, ainsi que sur la nécessité de changer le regard sur la pauvreté et surtout ceux qui en sont victimes », raconte François Soulage.

Plan quinquennal de lutte contre l’exclusion

Sur les minima sociaux, le président du Secours Catholique a insisté sur la situation des moins de 25 ans, pour lesquels « rien n’est prévu ». Il a rappelé la difficulté, particulièrement repérée dans les accueils du Secours Catholique, des jeunes femmes seules avec enfants. François Soulage a demandé un moratoire sur les expulsions des logements et surtout il a souligné la nécessité d’un plan quinquennal de lutte contre l’exclusion. « Lorsqu’on veut ouvrir une maison-relais, une pension de familles ou d’autres structures de logements intermédiaires, il n’y a aucune visibilité, aucun horizon, alors que ce sont des projets qui mettent au moins trois ans à se monter », explique François Soulage, rappelant qu’en 1998, sous le ministère de Martine Aubry, un tel plan existait, qui plus est, avec une logique de partenariat avec les associations. « Ce plan faisait partie du programme de campagne de François Hollande, il faut donc passer des paroles aux actes », insiste François Soulage.

Missions d’intérêt général

Par ailleurs, le président du Secours Catholique a rappelé la nécessité de ne plus mettre en concurrence les associations sur des missions d’intérêt général telles que le logement intermédiaire par exemple, ou toute autre mission dans le champ social. « Ce n’est pas une exigence irréaliste puisqu’elle est rendue possible par l’application de l’article 14, protocole 9 du traité révisé de Lisbonne sur le fonctionnement de l’Union européenne ; lequel affirme clairement que les gouvernements nationaux peuvent définir eux-mêmes ces missions d’intérêt général », souligne encore François Soulage. Il estime d’ailleurs qu’il faut redonner aux missions locales le rôle du chef de file sur un certain nombre de ces sujets.

Changer le regard

Enfin le président de l’association a demandé une réelle prise en compte de la nécessité de changer le regard sur les personnes victimes de la pauvreté et de l’exclusion, notamment en les associant davantage aux décisions qui les concernent. Il attend une reprise des conclusions livrées en décembre dernier à Strasbourg à la suite de l’année européenne de lutte contre la pauvreté.

En attendant la tenue de la conférence sociale prévue autour du 10 juillet, prochaine étape pour François Soulage : rencontrer la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

© PhotoPQR/Le Courrier picard/Maxppp
Notre organisation
Plus d'informations
Notre organisation
# sur le même thème