Refus de la misère : « Une journée historique »

Publié le 17/10/2013
France
 

À l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère, l’Assemblée nationale organise avec l’association ATD Quart Monde une après-midi de travail sur la place des personnes pauvres dans l’élaboration des politiques publiques. Des personnes accompagnées par le Secours Catholique y participent et comptent bien y faire entendre leur voix.

Mettre les exclus au cœur de l’élaboration des politiques qui les concernent : c’est ce qu’attend de longue date le Secours Catholique, convaincu que les personnes pauvres sont « détentrices de savoirs de vie essentiels que personne ne peut connaître ou exprimer à leur place ».

La place des personnes pauvres dans l’élaboration des politiques publiques est justement le thème de la rencontre qui a lieu aujourd’hui à l’Assemblée nationale entre les élus et l’association ATD Quart Monde.

Une après-midi de travail et d’échanges à laquelle participent des personnes accompagnées par le Secours Catholique. Dalembert, en cours de régularisation, et Abdel, à la recherche d’un emploi, nous disent ce qu’ils attendent de cette journée.

Dalembert : « C’est une journée historique. L’Assemblée nationale est un endroit mythique de la France, c’est la maison du peuple. C’est avec beaucoup d’émotion et de force que nous y allons aujourd’hui. Prendre la parole face aux élus, c’est très important. J’espère qu’ils auront les oreilles grandes ouvertes. Ce que nous demandons, c’est qu’on nous permette de participer aux décisions. »

Abdel : « Nos demandes concernent l’emploi, la santé, la formation, les droits des sans-papiers. Ce sont les revendications que nous avons portées lors de la marche contre la pauvreté organisée par le Secours Catholique le 28 juin dernier. Pour une fois, nous étions contents que ce soient les élus qui descendent dans la rue et pas nous qui allions les voir dans leur bureau. C’est un premier pas. Mais pour l’instant on n’a pas eu de réponses aux suggestions que nous leur avons faites. Je n’aime pas la langue de bois, ce langage qu’à notre niveau on ne peut pas comprendre. Aujourd’hui, on va les relancer, on attend tout simplement des avancées. Il faut toujours persévérer. Vous savez, j’étais avec les Enfants de Don Quichotte, quai de Jemmapes, en 2006. On a planté des tentes pendant plusieurs mois et on a obtenu le droit opposable au logement (DALO). Plus la mobilisation est importante, plus on est entendu. »

Marina Bellot
© Pascal Legrosse/Secours Catholique
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