Analyse : les multiples formes de bénévolat

Publié le 01/07/2014
 

L’envie de s’engager ne manque pas chez les jeunes. Mais à une condition : que leur bénévolat soit plus souple et ponctuel que celui des anciens.

Quelque 2 100 jeunes âgés de 16 à 30 ans sont aujourd’hui bénévoles réguliers au Secours Catholique. Mais en tout, 10 000 jeunes ont participé à une action bénévole dans l’année au sein de l’association.

Ces chiffres ont permis à Frédéric Félicien, responsable du bénévolat des jeunes au Secours Catholique, de dégager quelques tendances générales : « Contrairement aux personnes retraitées, les jeunes ne s’engagent généralement pas pour plusieurs années. À cet âge, ils sont sur-sollicités et souhaitent goûter à tout. L’envie d’agir est très forte chez eux, mais ils ne souhaitent pas avoir trop de contraintes. Beaucoup poursuivent aussi leur scolarité. C’est pourquoi ils s’engagent principalement dans des actions ponctuelles. »

Les jeunes s’impliquent par exemple lors des campagnes de collecte alimentaire, participent à l’opération “10 Millions d’étoiles” ou organisent des repas partagés.

Ouvert à tous

Nombre de ceux qui se présentent à la porte du Secours Catholique sont désireux de vivre une expérience de groupe, du moins lorsqu’ils ne sont pas encore entrés dans la vie active, vers 22 ou 23 ans. Les délégations locales de l’association voient ainsi arriver avant cet âge des jeunes le plus souvent issus des réseaux catholiques traditionnels : scouts, aumôneries, Mouvement eucharistique des jeunes…

L’un des défis futurs de Frédéric Félicien sera ainsi d’attirer des jeunes de divers horizons et milieux sociaux. « Le Secours Catholique est ouvert à tous, rappelle-t-il. Il ne s’agit pas de renier notre ADN. Mais nous souhaitons que tout le monde puisse avoir la possibilité d’agir. »

Les jeunes investissent principalement les actions liées à la grande précarité – tournées de rue, accueils de jour… –, l’enfance – soutien scolaire ou camps de vacances d’été – et l’action internationale. La plupart sont issus de familles qui sont elles-mêmes liées au Secours Catholique, que ce soit par l’entremise de parents déjà bénévoles ou par celle des familles accueillies.

Projets étudiants

De fait, dans la délégation Aude-Roussillon, la directrice actuelle des séjours vacances a commencé adolescente comme bénévole alors que sa famille, réfugiée en France, était accompagnée par le Secours Catholique.

Un phénomène nouveau a permis à l’association d’attirer d’autres jeunes ces dernières années : l’obligation pour certains étudiants de réaliser des projets bénévoles. À Saint-Étienne, des étudiants de l’École des mines encadrés par le Secours Catholique animent des ateliers de communication orale à la maison d’arrêt de la Talaudière. L’action entre dans le cadre de leur module d’acquisition de compétences.

De même, des lycéens de Carcassonne qui suivent un bac pro de Services de proximité et vie locale (SPVL) ou de Services en milieu rural (SMR) travaillent au sein de la délégation Aude-Roussillon sur les séjours vacances. Ces opérations permettent ainsi à de nouveaux publics de découvrir le Secours Catholique et, éventuellement, de susciter des vocations parmi leurs connaissances grâce au traditionnel – et toujours efficace – bouche à oreille.

 

Pierre Wolf-Mandroux
Crédits photos: © Xavier Schwebel/Secours Catholique
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