Après les vacances, les nouveaux projets

Publié le 04/09/2013
Après les vacances, les nouveaux projets
 

Cet été, Sylvie, 36 ans, a emmené ses deux filles et son fils en vacances pour la première fois. « Nous avons choisi ensemble d’aller en Normandie et, avec le Secours Catholique de Villiers-sur-Marne, nous avons préparé le voyage », se souvient-elle.

En cette veille de rentrée scolaire, Adèle, 14 ans, et Mickaël, 7 ans et demi, ont encore en mémoire les sorties à la plage, les activités body-surf et base-ball. Et ce fut le premier voyage d’Ashley, 7 mois, loin de la cité dans laquelle la famille habite. Les années précédentes, les deux aînés passaient une partie de l’été dans une famille participant à l’opération Accueil famille vacances du Secours Catholique du Val-de-Marne.

Senam-Sylvie fréquente les locaux de l’association depuis plus de dix ans. Quand elle le peut, comme en cette fin de mois d’août, la jeune femme amène des vêtements devenus trop petits à Patricia, bénévole en charge du lieu, pour qu’ils soient vendus pour une modique somme aux autres personnes accompagnées.

Achats en avance ou en solde

Cette année, Kevin entre au CE1 et Adèle en 3e. Et tout est prêt depuis longtemps : « J’achète la plupart des fournitures, des habits et des chaussures tout au long de l’année, en prévision, explique Sylvie. En plus, on a eu la liste avant les grandes vacances donc j’ai pu profiter des soldes. Je ne m’y prends jamais au dernier moment pour que cela soit plus simple. »

Régulièrement, la mère de famille met de l’argent de côté pour que août et septembre ne soient pas des mois difficiles financièrement. Au final, elle estime débourser environ 230 euros de fourniture pour les deux enfants.

« La rentrée est un moment difficile… car il faut reprendre le rythme scolaire ! ajoute-elle. Il faut se lever tôt à nouveau, s’occuper d’habiller l’un, vérifier que l’autre a bien pris sa douche, les emmener à l’école. » Tous les midis, Sylvie prépare à manger pour sa grande fille et quelques unes de ses camarades de classe. « Adèle est assez grande pour faire les allers-retours toute seule avec ses amies, mais Mickaël ne peut pas. Alors il reste manger à la cantine », explique la mère. « La cantine c’est cher », avoue la fille. Peut-être reprendra-t-elle cette année, se questionne sa mère… si les conditions administratives permettent une inscription tardive.

Un nouvel emploi

Pendant la journée, Sylvie, actuellement au chômage, s’occupe de sa petite dernière. « Je vais essayer de la mettre à la garderie du quartier deux jours par semaine, espère-t-elle. Elle trouvera ainsi d’autres enfants de son âge, ça lui fera du bien. » Entre le bébé qu’elle allaite encore – « elle s’en porte mieux, elle n’est jamais malade » – et les devoirs à suivre dès la fin de l’après-midi – « surtout pour Mickaël qui se disperse vite » – , impossible de postuler pour un emploi loin de chez elle.

« J’ai fait une formation d’assistante maternelle il y a quelques temps, confie-t-elle. Cette année, j’aimerais me proposer pour garder des enfants. Mais comme j’habite dans une cité, je ne sais pas si je trouverai des familles qui acceptent… » Patricia la rassure immédiatement : « On cherchera ensemble, on mettra des affiches à la paroisse. »

Les enfants aussi ont des projets : Adèle doit passer le brevet et trouver un stage. « Je voudrais être pédiatre plus tard » avoue-t-elle. Quant à Mickaël, il veut vite reprendre l’école : « C’est le CE1 maintenant, c’est nouveau, j’ai hâte de découvrir ! »

Sophie Lebrun
Crédits photos: © Christophe Hargoues/Secours Catholique-Caritas France
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