Baromètre : le moral en berne dans les accueils du Secours Catholique

Publié le 04/01/2012
France
Baromètre : le moral en berne dans les accueils du Secours Catholique
 

Le baromètre de décembre des accueils du Secours Catholique montre une détérioration du moral des personnes accueillies et de celui des accueillants avec de sombres perspectives pour 2012. Les factures d’énergie ne sont plus maîtrisées. Les jeunes constituent le premier public des accueils.

Le baromètre de décembre observe la chute du moral des personnes accueillies. « La part de ceux qui expriment découragement et renoncement n’a jamais été aussi élevée », relève Dominique Saint-Macary, responsable des études statistiques du Secours Catholique. 29,7 % expriment le renoncement, contre 20,4 % il y a un an.

Mauvais moral

Le moral des accueillants se dégrade aussi fortement. L’inquiétude domine. Elle est partagée par 66,1 % des bénévoles. « Elle n’a jamais été aussi marquée depuis le début de l’enquête bimestrielle du baromètre », précise l’étude de décembre. Le sentiment s’installe « devant les perspectives de dégradation de la conjoncture économique, le manque d’emploi et l’augmentation des prix », analyse le baromètre.

Anticipations pessimistes

Questionnés sur leurs anticipations, sept bénévoles sur dix pensent que les sollicitations vont augmenter, alors que trois sur dix pensent qu’elles vont se stabiliser. Le nombre de personnes accueillies au Secours Catholique a d’ailleurs crû tout au long de l’année 2011 et surtout au cours du premier trimestre.

Factures d’énergie

En décembre, les demandes d’aide pour les factures d’énergie ont encore progressé, à 26,3 % de l’ensemble des sollicitations, après avoir déjà crû dans le baromètre d’octobre. Les demandes les plus nombreuses concernent toutefois l’alimentation (77,1 % en décembre) et l’écoute (31,4 %).

Les jeunes, puis les familles monoparentales

Les publics le plus souvent rencontrés dans les accueils en décembre sont les jeunes, qui passent juste devant les familles monoparentales. Viennent ensuite les étrangers, les personnes âgées et retraitées, enfin les personnes en recherche d’emploi et les travailleurs pauvres.

Dispositifs publics discrédités

La confiance dans les dispositifs publics pour améliorer les situations reste négative : 60,2 % des bénévoles font « plutôt pas confiance » ou « pas du tout confiance » à ces dispositifs pour aider les personnes en difficulté. Une appréciation qui, globalement, ne change pas au fil du temps.

Crédit : Sébastien Le Clézio/SC
Notre organisation
Plus d'informations
Notre organisation
# sur le même thème