Climat : la conférence des Nations unies s’ouvre sur des enjeux de taille

Publié le 26/11/2012
Qatar
Climat : la conférence des Nations unies s’ouvre sur des enjeux de taille
 

La conférence des Nations unies sur le climat s’est ouverte à Doha, au Qatar, le 26 novembre et se prolongera jusqu’au 7 décembre. Des enjeux de taille attendent les négociateurs, dont la question de l’avenir du protocole de Kyoto et celle de l’aide financière apportée aux pays les plus vulnérables. En effet, le protocole de Kyoto arrive à son terme à la fin de l’année 2012. Si le principe d’une seconde période d’engagements (Kyoto 2) a été acté l’année dernière à Durban (Afrique du sud), la signature n’en est pas garantie. De fait, le Canada, la Russie et le Japon ont affirmé ne plus vouloir participer. Quant aux États-Unis, ils n’ont jamais ratifié le traité.

Plaidoyer pour une justice climatique

La délégation de Caritas – composée d’une chargée de plaidoyer à Caritas Internationalis, du coordinateur régional de Caritas Asie et de membres des Caritas d’Inde, de Mongolie et du Kenya – s’est rendue à Doha afin de porter les recommandations du réseau. Elle demande à ce que les négociateurs aboutissent à une seconde période d’engagements incluant le plus large nombre de pays. De plus, le réseau demande à ce que les bases de l’accord prévu pour 2015, qui devront être esquissées à Doha, soient définies sur le principe d’équité, lui-même fondé sur la justice et la prise en compte des plus pauvres.

Les plus pauvres sont les plus vulnérables aux changements climatiques

La question de l’aide aux pays les plus vulnérables aux changements climatiques devrait également occuper une partie des débats. À Copenhague, fin 2009, la communauté internationale a décidé de débloquer 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, gérés par un fonds vert, ainsi qu’une aide d’urgence de 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012. Or cette aide d’urgence arrive à son terme et le Fonds vert est toujours vide. « Ce dernier doit être opérationnel le plus rapidement possible, avec la priorité donnée aux communautés les plus vulnérables, exhortent les membres de Caritas Internationalis. Nous appelons à la justice climatique. Celle-ci doit assurer aux plus vulnérables un accès aux ressources financières et techniques requises pour l’adaptation aux changements climatiques et leur réduction. »

Une hausse de 4 °C de la température d’ici à la fin du siècle, si aucune mesure n’est prise

Un rapport de la Banque mondiale, publié le 18 novembre, alertait sur l’urgence de parvenir à des mesures contraignantes pour réduire la hausse de la température. En effet, ce rapport estime que « à défaut de mesures concrètes de lutte contre le changement climatique, la communauté internationale pourrait bien subir les conséquences catastrophiques d’une hausse de 4 degrés de la température moyenne d’ici la fin du siècle, qui se manifesteraient par des vagues de chaleur extrême, l’élévation du niveau de la mer, la baisse des stocks mondiaux de denrées alimentaires, etc. »

Clémence Véran-Richard (avec AFP)

Crédit photo : © Gaël Kerbaol / Secours Catholique-Caritas France
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