Diaconia 2013 : « Qu’il n’y ait plus de sans-voix »

Publié le 13/05/2013
Lourdes
 

Samedi 11 mai, le rassemblement Diaconia 2013 s’est clos par l’envoi des 12 000 participants en « mission » : rapporter dans leur diocèse ce qu’ils ont vécu à Lourdes ces trois jours et s’engager à continuer cet élan de fraternité.

« Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager. La fraternité n’est pas une option, c’est une nécessité. » Samedi 11 mai, le message final du rassemblement Diaconia 2013 a clos les trois jours de rencontres par des engagements forts.

Rédigé en se basant sur les échanges qu’ont eus les 12 000 personnes présentes, « de toutes origines et de toutes conditions, représentant des centaines de milliers de chrétiens engagés au service de leurs frères », il a permis de souligner que « chacun a été entendu dans sa singularité ». « Ceux qui souffrent, malades, handicapés, personnes seules ou abandonnées, sans domicile ou mal logées, chômeurs ou précaires, divorcés, remariés ou non, salariés en souffrance ou menacés dans leur emploi, jeunes sans perspectives d’avenir, retraités à très faibles ressources, locataires menacés d’expulsion, tous ont pris la parole. »

Pour Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, « s’il y a une réalité qui a émergé c’est bien que les personnes en situation de précarité sont capables de prendre la parole ».

Le président du Conseil de la solidarité de la Conférence des évêques invite d’ailleurs les chrétiens à ne pas laisser les habitudes passées reprendre le dessus : « Il faudrait qu’il n’y ait plus de sans-voix dans l’Église. Tous, même les plus pauvres, doivent pouvoir s’exprimer par eux-mêmes. »

« Nous n’avons pas de "prochain" clé en main »

C’est ensuite un appel à continuer le travail commencé depuis trois ans pour créer des liens entre les acteurs de la solidarité et rejoindre les personnes les plus pauvres afin qu’elles prennent leur place dans la communauté catholique et dans la société.

« Ensemble, osons le changement de regard sur les plus fragiles. Abandonnons un regard qui juge et humilie pour un regard qui libère. Nous n’avons pas de “prochain” clé en main. La proximité se construit chaque jour. Ensemble, osons le changement d’attitude au sein des communautés chrétiennes pour que les pauvres y tiennent toute leur place. Ensemble, osons le changement de politiques publiques, du local à l’international. Que les décisions prises visent à prendre en compte la situation des plus fragiles dans le respect, la justice et la dignité. »

Pour les responsables de la démarche Diaconia, la pédagogie participative a permis à tous de découvrir beaucoup d’actions de fraternité et surtout, explique Mgr Housset, « que celles-ci sont à leur portée, qu’il ne s’agit pas de faire des choses extraordinaires mais d’être plus attentif dans la vie de tous les jours ».

Maintenant, les diocèses et les mouvements catholiques sont invités à continuer les initiatives déjà prises : « Que cette démarche Diaconia, qui est un chemin de fraternité concrète, d’approfondissement de la foi, et de discernement spirituel, puisse atteindre le plus de chrétiens possible », espère Mgr Housset.

 

>> Retrouvez sur diaconia2013.fr le message final complet (document CEF - Diaconia 2013).

Sophie Lebrun
© Xavier Schwebel/Secours Catholique
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